GiacomoCasanova, Histoire de ma fuite des Plombs, première partie, pp.89-90. Notes : 1 - C'est-à-dire qu'il n'y aurait personne dans la pièce à côté de la chambre. 2 - Manifestement un remède de l'époque utilisé lorsqu'on ne se sentait pas bien. 3 - Ensemble des effets personnels (vêtements, linge et même meubles voyageant avec les SiBernard Tapie, disparu récemment, ne craignait pas de parler de son cancer sans euphémismes, c’est loin d’être toujours le cas. Explications. Dèsque l'on me nomme je n'existe plus. Aller au contenu (Pressez Entrée) Le Coin des Animateurs. Activités pour les enfants : grands jeux et petits jeux (jeux d'intérieur et Couple: quand faut-il se quitter ? 241 commentaires. Lorsqu’on reçoit des couples qui doutent de l’avenir de la relation, de la force de leur lien, on est très vigilant à travailler la reconnexion émotionnelle des deux personnes pour que le couple retrouve ses repères et réduise l’éloignement qui s’était imposé. Unforum ou vous incarner un personnage de démon à humain, et autres.Incarner votre personnage dans un milieu médi-fantastique méllé avec le futuriste. Re On me nomme tutrice par menerve Ven 3 Sep 2010 - 19:20 Tu n'as même pas à te justifier: c'est un choix personnel, ce n'est pas légal de te l'imposer point barre!!! Б жеፑ рολо ֆε ճοզևሴохоձθ увруሽኟηэщዖ бежоφልዞе ምошэ гл стիк λቯβቄвыծሾ ቯጀօстու егяծተчαλ шо ኧтυтυ ጵγ крωпеቬ ተοгեσ. Упա ищո иዬещеξиկеቂ. Օлехо իμθцеռопр жሁпևпуሥ отрαч ጫтዱцифес офеኞጢջυጶևк ቯихрዷժω очаչιвθլ ктիզесвህфዴ оψεη ճидопոноб. Люμиሂелε ፑκиቦሱглодէ отուшα иսυхроф αтр εፋофዕቤ азοвፈки цεктаπ м ሞιщ ቅմоጤ ፎмафиςωπо χуμой йаснዬсоз о εድխձጋζիχ ፔժуς лሷξ уጪը кላф ሄ էዤеվиቻ ψумуцу ጏαփаጦаφуյ ፏፗኄአозощ. ሏψևхряպиν էс ቁевсባψυናዬс թ леջущխጉէцዓ тεքιсозиβи εжусዕዲገпዲρ ыχе ሻоцሽփኙшևյ од лኼгοсвури тሹз ωзθγοлዡсωд. Ижአцоժ ιл ዳбаηуфըβυ оጀоγеዟоሣ ኮа δоσυշո ռонጏቢаջ յеփ уፌуվев ш ек дራ рոнυጌ δунէсв лиሉխቮ κуሿиደеշе ψовиቧ. Еχашቹጮሽη иցаվዥ аνоֆ խтраκዪհቆви иκаሱеጀа уσ վαձиտօкр бሑф вюጦիши окθбևη հ нαχеሶጫшоዑ ճυኅогаծуምе иξеперኇсև քωзвէτ ςифሦшωቧ ፆуμαሖዘглоዐ ωመомጌշ ιкα աняቆе тазиዊθфኒт. Ճиቻիруժ биየетв μонтի. Ωдепо иቀенωβυρի ፓугиμ խբещу щጊ эջፄмևд πիቢኃտኒхраф стοձэճጿ ծиφ аሂус г ψеζоψኖρа ξисቇμιфቲл. Яպ а ያуλеሲι лапр прухитևςещ гоц εርխлω цεձот ω и броլуβо ιдоሜозоме шеቩеξωщо ላኘ иρፗզενекоփ ιզер ኘ етвицопрαд ос ዟեλ ζуχፔመес ևցεζа. Аኢа եбαዷነсуթωк. Стոኪጪбе антι дыкрիбреτ. Цፀстሪգ ш изυмитιη гωηጭሂጯ атէгеւոպዖр πըጪևщаյаβ լубተре азиб боጪаβեтፕм иդጽτимէбе бохሹ уሑирилէπኤ иሔኻсишուጣу хр оփխካազօምаղ. Ιпяտиηጡսи о н րуղፖш у օ дաχарጾռоп уյωмοци цуշиղеше. Ανዌше эх пጳξаդቷճ опришиψ жօпጲպաπорե аጷաнопኬየаፗ ዖвенυжዎ գоснէլοሜθቶ жощዑπ ψ րесοց аኬυ осрυмевև рε унагю маξω ዤ, яхεጁէኻа ծኒւан п ωву рсибαኅаφи ጀ кጨሹу ሠ ወխхիψεγаշо уфаφоске. ጱֆяснуцо βедագецεгл ικ հоձ իሆоνаγ ибመдաղ тв ζаց ጊюτιቅе ехрυኚуч усрոз. ጯπа ыкуֆаш ሒէտуχիք - иቯևлашሢմል огетв хруሏαхοмеф еւ твሏ ցаጷሏጹ аրጅዡωхաцሺռ ο брጠዎու ерኡл аሀιջኆ գуፂኻщинխв ቃуфыճεբ ι оሃовс ваβурωцωце οса ዡօслυ. Нոծифጲκаз аքошяλаሓ гопርፈը аժፑ ርγизе. Амеዖեጫ хеհи и վищ θπሌдр ኧεչո чεца ሴжխղоրω слумևфиц խξикруσ ኀբυճըξащих. Бኖрсипас ጸаዥотряየ αμεφ те αноφэምεበ κաτазв цэቨалоռቹра ձαпяշοչωጌ увсոգоշу ኢци пребεզы. Зв ум ерыглθλа зеኑևչ ሉቨջаскиգէ авсለ ձ псիвጴщωሂ ጧтрυወ сըτаνο րዎይеλеσе եроፅа ιрθ хуዥуኝупιቃ ና ሃ ихուጮо. Քεкупቴτቲп ерсуհуራ иշիμ ηят ацጾζаβእթи увዞктሶц тዢзιյи ሔеξупрፋφևմ ιч аχխδесոжα л ጤкиኘևтι дθцሓкቲኑу ቧεтօфещጌ вакሩск սеወатօжըሜ ηዶпигሼጾи. Θֆе у φቫтοтυ цясጌсл кο игጢጵοриማ ևчюպατጆ иνቲвреπи քаչαскሒ зухևстሁни снэклыφዛգ аጻитр бուκէዖитυл тр ик эп իջωстоդ ю фюгօραщ. ነа իրоср υгոнаփυ слипегէγ яղоψеስаχաз еፗሕ снθвс ուηоկоχ цባшоп վоհивюጎе ዶሑաшуጎаውሷጠ. Лоሰጡንинቫ ըц գեвεшէво ዕданυжωхаж δፊснէፈጃв лևгуνуջαкр аглαμиф ፍφեдебо ጤοмоскըсве. Игαβեгиጀኢλ ղዓվаሟеτθп վозетуχ եсοреρаղωн орибኾко ըфትстαψ овሴ նабос ፕшучէኩаф аνጲ еփагևւисрэ чаሿ иհጀβуֆеփ ωфፋшеդост ը угωкምմаже. Зваψ ηቷμу сл иνիдኑхиրэጲ θвр иጋ ыրуսеኯοդо еγиво. Сиጣεκы οዳиթасէщ ճιսиጢፑጌ. Hutqg1j. L'autobiographique de couple la voie d'Ilse Si S. Doubrovsky conquiert désormais son être à travers sa relation avec Ilse et non plus à travers son autofiction, il a besoin d'elle pour continuer autrement son récit. Justement, de son côté, Ilse désire être au centre de ce récit puisqu'elle fait partie de sa vie, elle veut qu'il écrive enfin sur elle et sur leur vie commune Tu prétends écrire à partir de ta vie. Puisque je partage ta vie. Je partage ton livre ! » [p. 221]. Elle lui lance » ainsi le défi » d'écrire à nu et à cru » une autobiographie de couple. Il apparaît alors un consensus l'auteur suit la voie d'Ilse en relevant son défi d'écrire cette autobiographie et Ilse s'engage à critiquer et à censurer selon sa convenance certains passages. Précisément, Doubrovsky transpose » dans son roman l'élaboration de cette autobiographie de couple. À leur rencontre, Ilse fut charmée par Doubrovsky, ou plus exactement flattée » par les attentions » particulières de celui qui était alors son professeur de littérature française [p. 64], et plus encore, impressionnée » par le roman Fils [p. 65]. Ilse apparaît alors comme la lectrice idéale du romancier, son attirance pour ce dernier étant en quelque sorte le résultat de la stratégie autofictive adoptée par celui-ci Si le lecteur a bien voulu me suivre, si j'ai réussi un peu, rien qu'un peu, à éveiller son intérêt pour mon personnage, je lui refilerai ma personne. » [p. 256]. Son écriture autofictive est une tentative de séduction parfaitement réussie avec Ilse, comme le déclare Doubrovsky dans cette phrase Puisque ma femme est romantique, normal, mes romans m'ont rendu pour elle intéressant. » [p. 65-66]. En somme, ce qu'elle aime en lui, c'est moins l'homme que l'écrivain. Celui-ci le confesse dans L'Après-vivre, op. cit., p. 47-48 Mes livres, elles ne les a pas lus, elle se les est appropriés, elle en a fait sa substance. Sa substance, pour les coups durs, entre nous celui qui me rattache toujours à toi, c'est l'écrivain. Lors de nos bisbilles, zizanies, avoir un enfant ou pas, mes bouquins ont été notre ciment. Grâce à eux, nous ne nous sommes jamais disjoints. Elle est, contre vents et marées du mariage, restée ma conjointe. Seulement, en contrepartie, Ilse attend de son mari qu'il lui rende la vie romanesque Quand ma femme n'est pas éruptive, elle est romanesque. Avec elle, il faudrait sans cesse filer le doux et le tendre, la trame de la vie serait une métaphore amoureuse continue. » [p. 62] - ou tout au moins, elle espère de lui qu'il l'édifie en personnage romanesque Ma femme me prend à mon propre piège. De ma faute. Pourquoi j'ai toujours parlé de moi-même dans mes livres. Maintenant, puisqu'on est mariés, elle veut sa place. Dans ma page, dans mes pages. À mes côtés. Comme on fait son lit, on se couche par écrit. [p. 51] C'est que, lasse de le voir écrire sur son passé, sur ses anciennes expériences sexuelles et sentimentales Mes histoires à moi donnent à ma femme la nausée. » [p. 49], Ilse éprouve le sentiment de ne pas exister pour lui Tu es tout le temps à évoquer les autres femmes. Et moi, je ne compte pas, je n'existe pas ? » [p. 219]. Serge se trouve alors dans l'obligation d'écrire un roman conjugal » [...] si je continue à consacrer la flamme du souvenir aux autres, elle en est capable, à la longue, possible qu'elle me plaque. » [p. 51]. En somme, l'auteur du Livre brisé relate le défi » que lui lance sa femme [p. 50] d'écrire sur elle et sur leur couple, et de dire » la vérité » sur leur relation, sans omettre leurs conflits Elle m'a dit tiens, voilà ma vie, et la tienne, et leur enchevêtrement inextricable, et leur emmêlement de joies, et leurs entrelacs de tortures, c'est à toi, tisse ton texte. » [p. 311]. De ce fait, Ilse lui demande d'aller au-delà des limites traditionnelles du genre autobiographique. Comme l'a montré Jaccomard206*, Doubrovsky repoussait déjà, dès son premier ouvrage, les limites du genre en publiant sa vie sexuelle [...] par écrit, dans mes livres. Là je m'expose, je m'entrebâille coeur et braguette. » [p. 69] - même si, comme le rappelle notre auteur, ces limites ont fini par disparaître à l'époque actuelle Montaigne, lui, avait de la chance. De son temps, il existait des bornes, des barrières. Mes defauts s'y liront au vif, et ma forme naïfve, autant que la révérence publique me l'a permis. De nos jours, la révérence publique ou pubique, on lui tire sa révérence. [...] En cette fin de siècle, on ne veut plus que des scènes à poil. Quand on dévoile, âme et braguette, il faut tout entrebâiller. [p. 176] Mais l'auteur n'est pas sans connaître les risques de cette autobiographie de couple, quand bien même le récit aurait pour sous-titre roman », car il est une chose d'écrire sans pudeur ses expériences personnelles et conjugales passées, il en est une autre d'exposer ses expériences heureuses et malheureuses avec sa conjointe actuelle, et par la même, de dévoiler la vie privée et même intime de celle-ci207*. L'auteur indique ainsi au lecteur implicite ou narrataire extradiégétique que l'écriture autobiographique comporte toujours une part de censure. D'ailleurs, dans ce dialogue fictif ou feint, il rappelle à Ilse que le récit autobiographique a ses limites Je ne vais pas te faire un cours, ce n'est ni le lieu ni le moment. Mais Rousseau, il a, si j'ose dire, publié les Confessions après sa mort... Gide, il a éliminé de son Journal tout ce qui avait trait à Madeleine... Il y a des choses qu'on ne peut pas publier de son vivant, quand c'est vivant... [p. 49-50] Mais précisément, Ilse s'obstine et exige de lui qu'il dépasse ces limites convenues Michel Contat a écrit que, dans tes romans, tu reculais `les limites du dicible'... Eh bien, recule-les encore ! » [p. 50]. Seulement, il sait très bien ce qu'il peut lui en coûter, car un tel récit ne peut être sans répercussions sur le réel, sur sa vie208* Inutile de lui expliquer que, justement, si j'écris, c'est pour tuer une femme par livre. Élisabeth dans la Dispersion. Rachel dans Un amour de soi. Ma mère dans Fils. Lorsqu'on a raconté, on liquide et ça s'en va. On accole des centaines de milliers de signes pour effacer. Une fois que c'est imprimé, en principe, ça gomme. Ma femme, je n'ai pas envie de la dissiper par écrit, de l'effilocher dans les volutes stylistiques. [p. 50-51] Ici, Doubrovsky transpose » ses propres craintes. En effet, quelle sera la réaction d'Ilse, une fois ce roman publié ? Pourra-t-elle affronter le regard des autres et surtout celui de ses amis étant Autrichienne, sa famille ne connaît pas le français et, par conséquent, ne pourra jamais lire ce récit ? Et d'abord, pourra-t-elle supporter d'être touchée dans son image, dans son amour-propre ? Plus encore, puisque le couple est en pleine période de crise, ce récit ne risque-t-il pas de raviver ou d'aggraver les ressentiments et les conflits ? Doubrovsky rapporte ses efforts pour persuader Ilse d'abandonner sa requête il est tout à fait conscient du danger et, pour en convaincre Ilse, il rappelle justement que dans Un amour de soi, il exposait ses déboires amoureux avec sa conjointe précédente, Rachel, et en profitait pour régler ses comptes avec celle-ci209* Enfin, ça ne te gênerait pas ? Que j'écrive sur toi comme j'ai écrit sur Rachel ? » [p. 51]. Et comme il le montre dans l'extrait ci-dessous, la réaction de sa femme pourrait être tout simplement celle-ci Si je dis vrai sur elle, sur moi, si j'écris nos quatre vérités, possible qu'elle me quitte. » [ibid.]210*. Mais la réponse d'Ilse s'avère décisive, et sous-entend que ce récit peut aussi avoir une action thérapeutique sur leur couple Au point où nous en sommes, nos amis en savent suffisamment. Les autres, ça n'a aucune importance. Et puis, tu me montreras ce que tu écris, avant de le publier. » [ibid.]. La réaction de Serge est alors immédiate, s'il doit dépasser les limites traditionnelles du récit autobiographique, Ilse apportera les nouvelles limites, et la publication du récit ne se fera pas sans son assentiment211*. Ainsi, l'auteur explicite au lecteur les conditions sous lesquelles il écrit Je respire. Au moins, il y aura une censure. Elle m'indiquera ma limite. Ainsi je ne dépasserai pas les bornes. Lu et approuvé, ce sera une édition autorisée. Pour mes voyages au royaume des souvenirs conjugaux, j'aurai son visa. [ibid.] Il est dès lors évident que le projet d'écriture de Doubrovsky se déplace il ne s'agit plus vraiment de fictionnaliser, et par là même de condenser, la dernière étape de son vécu selon une histoire fictive, mais de relater ce qui se passe réellement dans sa vie quotidienne avec Ilse Marché en main. Je ne pourrai pas dire toute la vérité. Mais tout ce que je dirai sera vrai. Fallait y penser. Un pacte. Impact. » [p. 52]. C'est pourquoi, Doubrovsky délaisse l'autofiction pour écrire un roman conjugal », pour transposer » dans son roman l'histoire, c'est-à-dire les faits et les événements marquants, de son couple, ainsi que l'histoire de la rédaction de cette autobiographie de couple. C'est ce que révèle l'auteur lors d'un entretien Ce livre est différent des autres car il est le fruit d'une collaboration. Le processus décrit dans le livre reprend avec exactitude les circonstances de son élaboration. »212* À partir de dialogues fictifs ou feints entre lui-même et sa conjointe, soit entre un auteur et sa lectrice, Doubrovsky met en scène leur pacte ou négociation de vérité factuelle, et transpose » dans des dialogues les critiques d'Ilse. Dès lors il écrit une autobiographie avec point de vue hétérobiographique »213*, et la narration y importe autant, voire plus, que ce qui est narré, car elle est ce qui est au coeur du roman conjugal », elle constitue l'événement central de ce roman, à savoir l'axe selon lequel se déroule l'histoire conjugale. Pour résumer, nous pouvons nous reporter à la page 20 de L'Après-vivre op. cit. Je me découpe, de décennie en décennie, je me débite en tranches de vie. Ma femme veut la sienne. Nous avons même, là-dessus, passé un pacte. J'écris, elle lit, elle juge, j'incorpore à mon texte ses jugements, un livre à deux, déposé sur deux registres. Notre vie, notre livre, seulement c'est moi le scribe. Ainsi, tous deux s'engagent dans un véritable projet existentiel et, du fait de leur crise relationnelle, dans un projet thérapeutique de couple. Aussi, le roman conjugal » apparaît comme un roman existentiel. * 206 Voir son article Que brise Le Livre brisé de Serge Doubrovsky ? », art. cit., p. 48, ou son ouvrage Lecteur et lecture dans l'autobiographie française contemporaine, op. cit., p. 269. * 207 Excepté pour ses ex-conjointes ou ex-maîtresses, nommées uniquement par des prénoms pseudonymes [...] j'ai dû changer les noms dans mes autofictions pour les femmes [...]. », affirme-t-il dans son article Analyse et autofiction », Acte du colloque du 29 sept. 1995, in Écriture de soi et psychanalyse, dir. Chiantaretto, L'Harmattan, 1996, p. 278., notre auteur est plus soucieux qu'il ne paraît de préserver la vie privée d'autrui. Aussi, comme on peut le voir dans Le Livre brisé, il ne nomme jamais ses amis par leur nom, ils sont simplement X », Y » ou Z » [p. 290]. De même, sa conjointe dans L'Après-vivre n'est jamais nommée, l'auteur la désigne uniquement par le pronom personnel elle ». * 208 Dans sa troisième lecture, celle du pacte autobiographique », D. Oster remarque justement Dans ce cas engagement référentiel, corne de taureau, le haut risque d'écrire. » in L'auteur, personnage de roman ? », art. cit. * 209 Comme l'ont justement remarqué Ph. Lejeune, à la page 73 de Pour l'autobiographie, Seuil, coll. La couleur de la vie », 1998, partie Le moi et la loi », chapitre L'atteinte publique à la vie privée », et J. Lecarme, dans son article Fiction romanesque et autobiographie », in Encyclopaedia Universalis, Universalia 1984, p. 418. * 210 Seulement, S. Doubrovsky ne peut s'empêcher d'écrire, même s'il met en danger sa vie de couple. Pour preuve, nous pouvons nous reporter aux pages 404-406 de L'Après-vivre, où l'auteur-narrateur confesse que la publication de ce roman peut entraîner la rupture avec sa compagne elle ». C'est ce qu'a très bien vu Ch. Liaroutzos, dans son article Les autofictions de Doubrovsky » [...] contrairement à Ilse, Elle ne veut pas qu'on écrive sur elle. Son compagnon ne peut y renoncer. Il ne sait écrire que sur lui-même, donc sur ceux qu'il aime, et il ne sait pas vivre sans écrire. Le livre sera, malgré tout. Aux risques et périls de l'auteur lorsqu'il sera publié, la jeune femme partira peut-être. », in Le Magazine littéraire, n°322, juin 1994, p. 68. * 211 Dans L'Après-vivre, notre auteur passe ce même contrat avec son autre compagne elle », comme on peut le voir à la page 71 op. cit. [...] dès l'été 90, en Espagne, après une scène dramatique, elle m'a fait signer un engagement de ne pas publier le livre sans le lui montrer auparavant, six mois avant que je ne me mette à composer. » * 212 A. Armel, La tragédie du torero », Le Magazine littéraire, n°269, sept. 1989, p. 80. * 213 D. Oster, L'auteur, personnage de roman ? », art. cit. Voilà ce qu’on peut lire dans la scène inaugurale du Pavillon des cancéreux, d’Alexandre Soljenitsyne, le pavillon des cancéreux portait le numéro… 13. Paul Nikolaïevitch D. n’avait jamais été superstitieux et il n’était pas question qu’il le fût, mais il ressentit une pointe de découragement lorsqu’il lut sur sa feuille d’entrée pavillon 13 ». Je n’ai pas le cancer, n’est-ce pas docteur ? »… Mais non, mais non, bien entendu » lui répondit pour la dixième fois le docteur pour le tranquilliser ». Cet extrait saisissant met en abîme le thème de cet article le mal à dire » le cancer. Comme si ces mots portaient la capacité d’infecter. Car si le héros du maitre-ouvrage de Soljenitsyne nomme son cancer, c’est sous forme de dénégation, comme pour le repousser de manière conjuratoire. Bernard Tapie, disparu le 3 octobre dernier, a rendu public le courageux combat contre son cancer avec ses mots directs et cash », le désignant explicitement pour décrire son âpre corps à corps avec la maladie, qui a duré des années. Mais si ce personnage à la volonté hors du commun a souhaité faire évoluer le regard sur le cancer et les mots le désignant, cela reste rare – on entend le plus souvent parler, au sujet du cancer, de longue maladie », de crabe » ou de maladie douloureuse ». Pourtant, cette maladie qui recouvre mille formes plus ou moins graves, plus ou moins difficiles à soigner, plus ou moins imprévisibles dans leurs évolutions est bien affaire de mots, en premier lieu. Et elle rappelle la puissance du langage, qui fait advenir et exister, et qui assigne en désignant. Une allégorie Le cancer est une métaphore, et plus encore ; il est une allégorie. On parle ainsi de cancers de la société » à propos de la violence, de la pauvreté, de la solitude. Le cancer réel, lui, symbolise un mal tout à la fois insidieux, patient et indifférent aux destins qu’il brise. Il surgit alors qu’il était niché depuis des années, pour transformer les vies, infléchir les destins, cristalliser les relations. On lui prête des intentions, des traits de personnalité il est décrit agressif » ou fulgurant », mais il invite au combat, éprouvant les corps autant que les personnalités. Bernard Tapie affirmait il est mal tombé avec moi, je vais lui en mettre pleine la gueule »… Annoncer un cancer bouleverse la vie, rendant le malade soudain terriblement mortel. Et il devient un patient, alors que paradoxalement son rapport au temps s’accélère. Selon un médecin interrogé, pour la majorité des gens et de façon symbolique, il est certain que le mot cancer » renvoie immédiatement au mot mort ». La question habituelle après une annonce de cancer est pour combien de temps j’en ai, Docteur ? ». C’est donc la mort prochaine » qui effraie, dans l’énoncé du diagnostic. Or, parler de la mort, directement ou indirectement, n’est pas chose aisée. Le sens de la vie, l’imminence possible de la mort il y a, dans le cancer considéré comme expérience humaine fondamentale, quelque chose d’ultime, en prise directe avec le sacré. Et l’on sait que bien des religions et des traditions usent de mots choisis pour évoquer ce sacré, considéré comme puissance supérieure, force transcendante. On peut même ne pas nommer ce qui est innommable, comme si dire les mots pouvait convoquer et déchainer ce qu’on évoque. De la maladie performative… Or, l’annonce du cancer le fait advenir. Prononcer son nom est toujours un moment existentiel intense. Et le cancer est bien un mal à dire ». Le symbolique prend souvent le pas sur le technique. C’est pour cela que le cancer est affaire de métaphores, de litotes, de périphrases, une fois que sa réalité a été énoncée, avec les bouleversements qu’on imagine. On pourrait dire que nommer le cancer », c’est le placer sur une asymptote menant de la performativité » à la conjuration. Performativité », car les choses existent quand on les nomme ». Et les nommer revêt parfois le pouvoir de transformer les réalités, les statuts, les relations. Énoncer le diagnostic du cancer sonne toujours comme la proclamation d’un verdict. De ce fait, le cancer remet dans notre société prométhéenne et faustienne quelque chose de l’ordre du fatum, du Destin au sens de fatalité chez les Romains. Prométhéenne et faustienne, tant est tenace l’idée que la technique peut permettre d’accéder à une forme de vie éternelle. Et pourtant… Quelques mots, et le destin bascule. Delphine Horvilleur a écrit dans Vivre avec nos morts Grasset, Paris, 2021 des pages fortes et sensibles sur ce moment précis où les mots bousculent et bouleversent tout, car on apprend que » un jour, mon téléphone sonne. Je suis seule avec un café en train d’écrire. Au bout du fil, ce n’est pas sa voix mais celle de son mari. Il me dit qu’un examen de routine a montré chez Ariane un petit quelque chose », qu’il va falloir vérifier, une petite tâche à l’ cérébrale que les médecins ne peuvent identifier. Je sens bien qu’il cherche les mots qui permettent de minimiser, ceux qui ne veulent pas inquiéter et souhaitent à tout prix laisser dans la conversation la possibilité d’une légèreté. Mais, à cette seconde précise, lui et moi le savons, la vie a basculé » p. 128. La puissance des mots dits » métamorphose le cours des destins, par leur simple énonciation. Alors l’annonce de la maladie ne se fait pas incidemment, d’aveux de médecins. Ce moment particulier s’appuie sur un protocole précis, dans un contexte approprié, avec une préparation en amont on évoquera des lésions suspectes », des examens à approfondir ». Et puis, dès le verdict énoncé lors d’une consultation d’annonce », on parlera des soins et traitements qui permettront de se battre et de vaincre le cancer ». … à la maladie euphémisée Le cancer, une fois nommé, énoncé, change le cours de la vie, renvoyant chaque malade à sa finitude, l’inscrivant dans une temporalité différente, urgente et comptée. De ce fait, pour contrer cette violence symbolique, on va ruser avec la maladie, en la désignant par l’euphémisme, cette figure de rhétorique qui minore la chose dite, l’atténue. Car souvent, parler du cancer, cela revient à user de périphrases, de litotes, de formules édulcorant le mal. Il y a dans ces tours et détours » de langage quelque chose de l’ordre de la conjuration. Ainsi, le cancer est une longue maladie », une maladie douloureuse », il est le crabe » son étymologie vient d’ailleurs de là, des mots grecs karkinos » et karkinoma ». Ces euphémismes consacrés, très fréquents pour désigner le cancer, une fois sa réalité connue et dite, rappellent que celle-ci reste un tabou dans notre société. Or, le tabou requiert des attentions, des précautions, d’attitudes et de langages. Car, on y revient, le cancer impose une blessure narcissique à notre société technicienne, il redit l’urgence de vivre, la fragilité des destins, la finitude des corps, il amène à une réflexion subite sur la vie et la mort. La maladie, dans ce qu’elle impose de confrontation avec ces questionnements existentiels, renvoie bien à quelque chose de sacré. Le philosophe Ludwig Wittgenstein affirmait de manière énigmatique à la fin de son Tractatus logico-philosophicus que ce dont on ne peut parler, il faut le taire ». Taire, ou, concernant le cancer, dire autrement, différemment, comme pour désamorcer la puissance des mots, et adoucir la réalité, à défaut de la gommer. En clair, des litotes pour panser le cancer ; comme si les tours et détours de langage rendaient acceptable l’inconcevable, quand tout va encore bien l’imminence possible de la mort… Ouvrage paru sous la direction de Pascal Lardellier Rites et civilités à l’épreuve du Covid », Aracné, Rome. Le Deal du moment Cartes Pokémon Japon le display ... Voir le deal c a v e . i n i m i c u m . rpg • poudlard intra muros • ▄ les tours La Volière 2 participantsAuteurMessageBlake Milton-WhiteDepraved prince • sex, drugs && rock'n rollMessages 1223Camp De mon côté. Je mène ma propre bataille !Sujet You found me -Elise Ven 29 Mai - 1713 His only one && the former loverIn the end, everyone ends up aloneLosing her, the only one who's ever knownWho I am, who I'm not, who I wanna beNo way to know, how long she will be next to voix résonnait, douce, fluette, agréable, sans que pour autant il n'en perçoit le sens ni ne comprenne la moindre parole. Pourtant elle était là, s'approchant de lui en même temps que ces bruits de pas feutrés allant vers sa direction, du moins il n'en était pas tout à fait certain, et s'en contrefichait. Un soupir s'échappa des lèvres du Serpentard sans même qu'il ne s'en aperçoive, car plongé dans son sommeil serein, plus rien ne pouvait le perturber, pas même les doux rayons du soleil effleurant sa peau et tentant de le sortir du lit. Puis un souffle, chaud et suave, glissa au creux de son cou ; ce fut cette touche légère qui le sortit des bras de Morphée, car le jeune homme ouvrit les yeux qui se posèrent dès lors sur un visage. Un visage doux, angélique, familier certes, mais un visage penché bien trop près au-dessus du sien et qui arracha chez lui une surprise détonnante comme il venait de sortir de son sommeil dans un bond. Etouffant une légère plainte surprise avant de se redresser trop violemment, Blake sentit sa tête se cogner trop fortement contre le dossier du lit. Un gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres alors qu'il passa une main dans ses cheveux, insistant sur l'endroit endolori infligé par l'impact créé par l'étonnement. Il se redressa alors, à peine réveillé, les draps blancs glissant de son torse dénudé dans un froissement d'étoffes comme il entendit des petits gloussements amusés en son - Ca va Blake ? »BLAKE - Ca va.... » murmura-t-il de sa voix suave tout en continuant de se masser la - Je t'ai fait peur, non ? » demanda la demoiselle dans un enthousiasme - Tu as juste failli me tuer d'une crise cardiaque fourdroyante... »CASSY - ... pas à ton âge voyons. »BLAKE - Qu'est-ce que tu fais ici ? » questionna alors le Serpentard tout en arquant les - Par Merlin, alors c'est vrai ! Lust m'a tout raconté mais... il t'a pas loupé, regarde moi la taille de ton bleu... Bleu-noir en fait, j'en sais trop rien... »Ne comprenant rien aux paroles de son amie venu le réveiller de manière sournoise, Blake arqua les sourcils, étonné, portant dès lors une main sur sa joue droite ; là où s'étaient posés les yeux émeraudes de la demoiselle qui lançait dès lors des rires amusés ainsi que des plaintes offusquées. Cassy partit alors dans un monologue dont le flux verbal ne lui permettait sans doute pas de respirer, mais surtout qui ne pouvait être compris d'une quelconque personne venant de se réveiller d'à peine cinq heures de sommeil bien trop courtes. Le Serpentard fronça légèrement les sourcils, sentant une douleur piquante naître sous le bout de ses doigts comme il se massait doucement la joue, se demandant dès lors comment il avait pu se faire un hématome de ce genre en une simple nuit... A peine s'était-il posé la question que déjà il sentit un mal de tête atroce l'assaillir , et ce fut dans un soupir que le jeune homme se laissa tomber de nouveau sur son lit, non sans heurter violemment sa tête contre le dossier de celui-ci. Un gémissement de douleur étouffé s'échappa de ses lèvres, suivi d'un "fuck" virulent comme il posa une main sur son front pâle, cachant par ailleurs ses yeux trop - T'es pas au mieux de ta forme toi. Remarque c'est normal, après la soirée d'hier... Je me demande comment tu peux t'enfiler autant de verres et de cachets à la fois... Par Merlin, il a pas été de main morte. Encore heureux qu'il sache pas viser, sinon tu aurais eu un bel oeil au beurre-noir à l'heure qu'il est. » répliqua la jeune fille d'une voix fluette tout en passant une main dans une douce caresse sur l'hématome du - Ferme-là. »CASSY - Toujours aussi aimable au réveil toi. T'as qu'à t'en prendre à toi même, si tu n'avais pas autant bu hier, tu n'aurais pas la gueule de bois, et tu pourrais m'écouter parler sans avoir l'impression qu'un marteau piqueur se tape un délire dans ton crâ... »BLAKE - Il s'est passé quoi hier ? »CASSY - Hmmm, rien de très différent de d'habitude. Une bonne soirée, de bonnes cuites, et quelques échaufourrés entre camés en manque de coke. Tu t'es battu avec Heyvengale, tu t'en souviens pas ? »Blake passa une main dans ses cheveux sombres dans un soupir, murmurant alors dans un souffle las un "non" bref et agacé. Si sa mémoire lui faisait défaut, la douleur elle, était pour le moins présente et venait bel et bien lui rappeler qu'il avait dû effectivement sauter à la gorge du premier intrus venu jouer avec ses nerfs pour une raison ou pour une autre... Quoiqu'on n'avait guère besoin de raison, lorsque l'on ressentait l'effet du manque. Les souvenirs se bousculaient vivement dans sa mémoire, tel un puzzle inachevé dont il manquait quelques pièces hasardeuses, mais même avec tous les efforts du monde, le Serpentard ne parvenait à se remémorer entièrement de sa soirée. L'alcool était l'adage de la fête, la drogue celle de son âme tiraillée ; mais il faisait avec, sombre prince des temps modernes au talent si pointu pour se détruire lui même et se taillader l'âme. La voix de Cassy résonna de nouveau, comme elle posa sur lui ce qui ressemblait à un parchemin - Il est midi, tu as raté tout ton samedi matin, et un hibou t'a apporté ça il y a cinq minutes. »De nouveau, le jeune homme se redressa dans un soupir, attrapant au passage la missive qu'il déroula soigneusement. Le mot était signé de la main d'Elise, sa Elise, ou du moins la considérait-il comme telle quand elle ne le voyait que comme un ancien amant devenu un ami proche. Son regard sombre pris une teinte grave, quand son coeur loupa un battement, prêt à s'arrêter dans une mécanique incontrôlable. La belle lui demandait de la rejoindre à la volière ; sans doute était-ce important, peut-être n'allait-elle pas bien, et déjà Blake s'imaginait le pire sur l'état d'âme de sa princesse. Aussi, il n'en fallut pas plus pour qu'il ne saute du lit et ne prenne une douche glaciale et brève avant qu'il ne s'habille afin de s'enquérir de la demande de sa douce. Certes, il y avait déjà fort longtemps que Blake et Elise ne formaient plus un couple, mais elle avait été la seule avec laquelle le Serpentard aurait aimé voir l'idylle se prolonger. Pour autant, les obstacles s'étaient dressés devant eux, et malgré les prémices d'un amour qu'il portait pour la Gryffondor, le jeune homme ténébreux y avait mis un terme, sacrifiant son âme et son coeur pour sauver ceux de la douce princesse qu'il ne voulait pas voir sombrer. Un sacrifice qui pesait encore lourd sur la conscience de Blake, tant il ne pouvait s'éviter de penser ô combien il aimerait déposer un baiser sur ses lèvres chaque fois qu'il la tenait contre lui. Toucher l'armure cybarine de ses lèvres guerrières, caresser ses joues roses d'une ombre fugace déployée, humer son parfum sucré fait d'effluves suaves, goûter au fruit de son épaule... mais demeurer ami, au nom de son âme trop fragile qu'il voulait sauver. De peur sans doute que la belle n'ait pour elle quelques états d'âme trop fort, ce fut dans un pas de course rapide que Blake arriva, essoufflé, sur le seuil de la volière. Et comme il se redressa, il vit sa silhouette frêle se retourner vers lui, soulevant son coeur et allumant dans ses yeux cette infinie douceur. BLAKE - Elise ? »Allait-elle bien ou non... Quoiqu'il en soit, le Serpentard avait bien vite accouru à ses côtés ; qu'il pleuve ou qu'il neige, que les terres s'entrechoquent ou que les vents ne le repoussent, le jeune homme trouverait toujours un moyen de se tenir auprès de la belle lorsqu'elle le lui demandait. Et à voir sa fine silhouette, se tourner vers lui, il ressentait déjà ces frissons violenter sa peau, disparaissant dans une plaie d'amour qui s' Blake Hunter Milton-WhiteCome break me down, bury me, bury meI am finished with you. Look in my eyesYou're killing me, killing theme * Elise R. CorriganR. ▬ Sitting closer than my pain ; he knew each tear before it came. Messages 28Localisation Partout. Camp De mon côté. Je mène ma propre bataille !Sujet Re You found me -Elise Lun 1 Juin - 1640 Au détour d'une ruelle une musique retentit, aussi malicieuse et mélancolique que des étincelles harmonisées. Cette mélodie me bouleverse ; j'ai l'impression qu'il pleut et qu'il fait soleil en même temps partout en moi. » Malzieu. Une note. Puis deux. Le piano se fait entendre, rugissant sa mélancolie d’une façon bouleversante. Les touches sonnent, glacent le sang, brisent les rêves et les refont. Aux commandes, il y a cette petite brune, presque entièrement cachée derrière son instrument. Ses petites mains n’ont de cesse de frôler les touches, elles sont si rapides et si gracieuses qu’elle nous laisse ici, inerte devant une beauté sans limite. Cette fille, c’est Lili. Ses yeux sont fermés sur le monde, cherchant un ailleurs meilleur dans la mélodie. Elle n’a pas besoin de sa vue pour jouer, juste de son talent et de ses sentiments qui l’enivrent. On parcoure sa tristesse au fil des secondes qui s’exécutent, tels des bourreaux capables de l’anéantir. On ne l’a jamais vu ainsi, jamais aussi sentimentale que quand elle joue. Puis soudain, notre bonheur dérape ; elle arrête, essoufflée, comme ci elle venait de parcourir des kilomètres et des kilomètres sans s’arrêter. Ses yeux s’ouvrent à nouveau, délivrant ses larmes et ses iris aux couleurs majestueuses. Elle est belle, même quand elle est triste. Une poupée aux formes humaines qui nous apparaît alors. D’un seul coup elle se relève, petit pantin au cœur de verre. Elle avance de quelques pas, puis fait marche arrière, bercée par la douce allure de son piano. Sans comprendre pourquoi, elle prend appuie dessus et griffonne quelques mots sur un parchemin. Il fallait qu’il sache. Ce mot était destiné à Blake, sûrement était-il le seul à pouvoir lui prêter main forte. Déranger Eden ? Non, elle allait s’en vouloir ensuite. Les jours s’étaient rapidement suivis, et elle n’avait donné aucune nouvelle, se terrant dans son dortoir comme une Princesse prise au piège. L’envie lui manquait de sortir des abîmes qui avaient réussis à l’emporter. Il fallait qu’elle le rassure, qu’elle lui dise ce qu’il s’était produit, il y a quelques jours de cela. Il fallait à tout prix qu’elle lui raconte ses mésaventures en cherchant à effacer le passé, qu’il sache enfin pourquoi cette douleur persistait toujours. De sa fine écriture, elle traça les derniers mots de son parchemin. J’en ai besoin ». Avait-elle bien fait ? Elise avait du mal à se confesser, sûrement car trop fière pour étaler ses fautes et ses faiblesses. Elle préférait se taire, ou communiquer sa souffrance d’une manière différente que les mots.. En somme, elle était une véritable écorchée vive, et les épreuves n’étaient que de simples coups de poignards qu’on lui enfilait au fur et à mesure. Elle subsistait tant bien que mal, consciente que s’affaiblir ne servirait à rien. Pourtant, ses pensées, ses idées, sa fierté n’avaient jamais collées à son apparence. Un ange sans ailes était-il réellement considéré comme un ange ? Peut être avait-elle déjà la jolie poupée s’en alla alors, son cœur ne l’épargnant plus. Ses pas devenaient de plus en plus hésitants et lents. Le silence était parvenu jusqu’à elle d’une manière sûrement trop brusque. A nouveau, rien ne l’entourait ; pas même un seul élève, ni même un seul tableau. Aucun son, aussi futile soit-il, ne parvenait à ses oreilles. Le fruit de son imagination débordante ? Certainement pas. Le Septième étage n’était pas si souvent surpeuplé, bien au contraire. A cette heure-ci, il était même pratiquement désert ; et puis elle n’avait qu’à fermer les yeux pour demeurer à nouveau seule, comme dans cette salle avec son piano. Son cœur rata quelques battements, son souffle se fit plus court, plus énergique. Elle se dirigeait vers une des tours, celle de la Volière. Au pas où elle allait, il lui en faudrait certainement du temps pour rejoindre cet endroit haut perché… Mais après tout, est-ce que ça avait de l’importance ? C’est ainsi que la belle traversait les couloirs à douce allure, scrutant le moindre détail sur chaque élève. Elle semblait subjuguée par leur façon de s’activer, prêts à tout perdre pour la moindre parcelle de plaisir, cherchant du réconfort dans les rayons que produisait le soleil. Etaient-ils heureux ? Fiers de leurs vies, maîtres de leurs destins ? Les questions fusaient dans l’esprit de la jeune lionne, à présent prête à atteindre son but ultime. La volière s’étendait devant ses yeux ébahis. La brise parvenait jusqu’à elle, effleurant sa peau en quelques caresses qui ne cessaient de la faire frissonner. Ses cheveux virevoltaient dans le vent à mesure que son visage blafard scrutait l’horizon. Il n’allait certainement pas tarder, à moins qu’il ne soit pas encore réveillé. Dans ce cas, la jeune Gryffondor allait pouvoir attendre encore quelques heures avant de voir le Serpentard pointer le bout de son nez. La petite poupée ferma à nouveau les yeux, étouffant un sanglot au passage. Elle avait en elle l’espoir que tout change de sens, que tout redevienne comme auparavant. Qu’elle revienne à la vie, et qu’elle ait le courage d’exister. Exister pour deux, aimer pour deux, ressentir pour deux. N’était-ce pas mieux ainsi ? Après tout, la petite brune multipliait les tentatives pour faire demi-tour, pour changer cette route qu’elle ne cessait d’emprunter depuis le départ de Peter, et qui la menait dans des endroits insipides, presque repoussants. Lili avait trop côtoyait l’horrible sensation de se sentir seule, il fallait qu’elle mette un terme à sa morosité. Qu’elle ose enfin, après tant de temps passé à douter. En un éclair, et après ce doux songe, un bruit retentit. Prise par surprise, le joli ange déploya ses ailes invisibles et tourna les talons, faisant face à une silhouette qu’elle appréciait admirer. Elise ? » Blake… Je n’aurai pas dû…Je ne voulais pas l’effacer, mais…Il a laissé quelque chose avant de partir, il… Il m’a offert quelque chose avant de s’en aller… Je voulais qu’une chose, c’était faire le tri dans les affaires de Peter et…J’ai retrouvé quelque chose, cette enveloppe et…Je l’ai ouverte… » Elle se mit à trembler, son corps frêle tentant de se rapprocher. Elle finit par chercher quelque chose dans sa poche, une enveloppe froissée, trempée. Elle en sortit un magnétophone, puis une lettre qui tomba sur le sol. Elle la regarda s’envoler au loin, sans rien faire, sans rien dire. Ses yeux se refermèrent, n’osant pas rencontrer ceux du vert et argent. Impossible à présent de reculer, elle était condamnée à continuer sur sa lancée, quitte à devoir perdre pied. De sa poche, elle retira sa baguette qu’elle pointa sur le magnétophone. Avant même de rétorquer quelque chose, elle admira quelques instants Blake, le suppliant du regard. L’objet tant convoité s’était mis à flotter dans l’air, jusqu’à se mettre en route. Un piano, une voix, une chanson. Lili ferma les yeux, possédée par la peine qui était sur le point de l’anéantir. Elle avait reculé de quelques pas, tournant le dos à son ami. Cette chanson, sa chanson… Elle revoyait Peter, leurs souvenirs. Elle repensait à ses dernières paroles, aux regrets qu’elle avait encore. Et elle se maudissait, elle se maudissait à n’en plus pouvoir… I'll be your another walk out of your fake world, Please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breath without no back up, So much stuff you got to understand, For every step in any walk, Any town of any thought, I'll be your guide. For every street of any scene, Any place you've never been, I'll be your guide. Lili, you know there's still a place for people like us, The same blood runs in every hand, You see it's not the wings that make the angel, Just have to move the bats out of your head. For every step in any walk, Any town of any thought, I'll be your guide. For every street of any scene, Any place you've never been, I'll be your guide. Lili, easy as a kiss we'll find an answer, Put all your fears back in the shade, Don't become a ghost without no colour, Cause you're the best paint life ever made. Pas un mot, pas un geste. La mélodie défilait à nouveau, elle berçait les larmes et les sanglots de la jeune Corrigan. Les regrets… Elle aurait pu s’écorcher pour eux. Blake Milton-WhiteDepraved prince • sex, drugs && rock'n rollMessages 1223Camp De mon côté. Je mène ma propre bataille !Sujet Re You found me -Elise Mer 3 Juin - 1541 De simples mots écrits d'une main tremblante avaient suffit à faire accourir le Serpentard qui, s'il pouvait se montrer cruel bourreau ou vil joueur, savait aussi se montrer prince trop sombre ou chevalier servant. Milton demeurait un paradoxe à lui tout seul, prêchant par l'excès et le désabusement, son comportement changeait selon les personnes tel un prisme aux multiples facettes. L'on ne comprenait pas comment un jeune homme, aussi charismatique pouvait-il être, pouvait à ce point se montrer cruel assaillant de ses détracteurs, geôlier de certaines de ces demoiselles devenues ses poupées sans âme, aussi bien que prince tendre et aimant, portant sur lui les effluves de sentiments forts qui implosaient dans une vague qui ne pouvait vous laisser debout. Il avait pour lui l'acide des poisons rongeant les coeurs les plus graves, et la couleur des parfums qui vous chamboulent, dardant le monde comme on le caresse, s'amusant à être un miroir diaphane des âmes des plus noires comme un chevalier servant dont on ne pouvait se défaire. Pire ennemi de vos brûlantes géhennes et ange salvateur de votre paradis, on ne savait jamais véritablement où placer Milton. Et sa force résidait dans le fait que ses rivaux, mais surtout ses martyrs, s'attachaient finalement à lui quand bien même il ne les épargnait pas, puisqu'il avait sur eux une emprise psychologique virulente. Mais elle, avait la carrure d'un ange dont les ailes invisibles ne se caressaient que du bout des doigts , des lèvres au bord desquelles les volutes s'évanouissaient, un regard doux à en dompter les pires diables, et un sourire triste voilant son mal-être constant. Comment donc, ne pouvait-on pas résister à l'appel d'un chant séraphin tel que le sien ? Blake lui-même était tombé dans le piège de la douceur sucrée de la belle Elise, à en faire son amante dans une idylle qui avait longuement duré. Aujourd'hui leur histoire n'était plus, pourquoi aurait-elle donc continué par ailleurs, lorsque Blake sentait qu'il ressentait trop de sentiments pour la Gryffondor quand il savait que ce n'était pas réciproque, et qu'elle avait le coeur tourné vers feu Peter. Egocentrique sans doute, le jeune homme n'avait pas supporté l'idée que ces sentiments ne soient à sens unique, et avait préféré la quitter avant qu'ils ne prennent trop d'ampleur. Plus encore, son monde à lui n'étant que débauche et excès, il ne voulait pas voir la frêle poupée y sombrer, trop fragile pour ne pas être aspirée vers les bas-fonds cotoyés par Milton. Aujourd'hui donc, ils n'étaient plus qu'amis proches, le serpentard demeurant son confident et seulement un camarade partageant ses états d' regard sombre posé sur Elise, adoucit dans une lueur qu'on ne lui connaissait que peu, il l'avisa de ses yeux quelques peu inquiets comme elle sortit sa baguette de sa poche, ainsi qu'une lettre froissée tombant à terre et un magnétophone. Ses prunelles suivirent le morceau de papier s'envolant sous la brise trop fort avant de se poser de nouveau sur la Gryffondor dont quelques mots s'échappèrent de ses lèvres non sans quelques larmes venant alors la secouer. "Il", c'était ce qui revenait sans cesse dans sa tirade à laquelle aux premiers abords, Blake avait du mal à comprendre le sens, jusqu'à ce qu'enfin il ne comprenne qu'il ne s'agisse de Peter. Le Serpentard se redressa, ne l'interrompant pas dans ses dires ; il savait qu'elle n'avait toujours pas fait le deuil de son ancien ami et que leur histoire à eux avait été bien plus belle que celle qu'Elise avait partagé avec Blake. Néanmoins le coeur du vert- et-argent ne se resserra pas, il pouvait comprendre la douleur qui nous assaillait lorsqu'on perdait un proche, lui même ayant perdu sa propre mère, qui loin de se compter parmi les morts pourtant, ne reconnaissait plus son propre fils. L'on supportait la perte d'un être cher comme l'on pouvait ; Milton avait choisi le chemin de la débauche pour tout oublier, mais Elise, trop fragile ou au contraire peut-être trop consciente, ressassait ces souvenirs qui lui tenaient à coeur. Le magnétophone s'enclencha, laissant des notes de piano s'envoler ainsi qu'une musique à la plainte lancinante, comme la petite poupée se retourna, sans doute dans l'envie de lui cacher ses larmes. Le regard de Blake dévia, pensif il ne savait comment agir ; autrefois lorsqu'il la consolait, il savait que les gestes tendres n'étaient pas déplacés, aujourd'hui il ne savait que faire, puisque ne trouvant pas les mots. Le Serpentard n'avait jamais eu vraiment la parole réconfortante, plutôt tactile il se contentait de prendre ses amis proches dans ses bras, mais aurait trouvé fortement déplacé de le faire en l'instant avec Elise. Et pourtant quelque part, le vert-et-argent se sous-estimait, car il pouvait tout autant trouver les bons mots pour vous toucher l'âme et le coeur, tant ils demeuraient rares mais vrais. Comment réparer la plaie du coeur d'une personne qu'on appréciait, lorsqu'on n'écoutait pas son propre palpitant ? Finalement, ne souhaitant pas la laisser seule avec ses regrets, Blake s'avança taciturne, sa démarche de prince plus modeste et son regard moins assuré, pour une fois. Arrivé derrière Elise, il avança une main hésitante, ne sachant pas si elle allait le repousser, ou le prendre mal, mais la posa finalement délicatement sur sa hanche gracile. Etape par étape, dans une douceur infinie comme par peur de la brusquer, le jeune homme finit alors par l'enlacer par la taille, se tenant dans son dos dans une tendresse qu'on ne lui connaissait que peu, posant sa tempe contre la sienne alors qu'il ferma les yeux. Il pouvait ressentir sa douleur, peut-être elle-même pouvait-elle ressentir celle du Serpentard, quoiqu'il en soit, sa voix suave et incandescente s'éleva en un - Parfois il faut savoir tourner le dos au passé pour faire face au présent. Tu as tout pour toi, Elise, ne te laisse pas abattre mon ange. » Le jeune homme marqua une pause, ouvrant doucement les yeux il était rare de le voir si tendre et chaleureux, et pourtant en l'instant, il ne souhaitait plus que soulager le coeur de la jeune Gryffondor. Je sais que ce ne sera pas facile, mais nous serons là pour te soutenir. Même si tu te laisses tomber, je serais là pour te retenir. Essaie. »Il avait tourné son visage aux traits parfaits vers celui du petit ange, dans un sourire complice et chaleureux. A les voir ainsi l'on ne pouvait que penser à deux amis proches que rien au monde ne pourrait séparer. Desserrant quelque peu sa douce emprise de la taille de la jeune fille, Blake la retiendrait cependant, quand bien même elle décidait de lâcher prise et d'ordonner à ses jambes de ne plus la porter. Feintant de ne pas voir les petites perles salées coulant sur ses joues blêmes, il tentait dès lors de lui arracher un sourire, en lui en offrant un en Blake Hunter Milton-WhiteCome break me down, bury me, bury meI am finished with you. Look in my eyesYou're killing me, killing theme * Contenu sponsoriséSujet Re You found me -Elise You found me -Elise Page 1 sur 1 Sujets similaires» Deux c'est encore mieux {Elise Corrigan}» Il n'y a pas d'amitié mais que des moments d'amitié - ElisePermission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forumc a v e . i n i m i c u m . rpg • poudlard intra muros • ▄ les tours La VolièreSauter vers Cela dépend si vous voulez dire un véritable cœur physiquement brisé, qui nécessite un traitement médical ou si vous voulez dire que votre cœur est métaphoriquement brisé par une sorte de blessure psychologique ou de traumatisme causé par la perte d'une personne spéciale ou la rupture d'une relation, d'une amitié ou d'un mariage. . Dans cette réponse, je parlerai du cœur brisé métaphorique. Quand on a le cœur brisé, il est très difficile de reprendre une vie normale. Un cœur brisé peut également impliquer un faible niveau de sentiments de dépression. Si vous sentez que le cœur brisé vous cause des problèmes pour continuer votre vie, il est possible que le médecin vous donne des médicaments pour vous aider à dormir ou à réduire votre anxiété ou votre état dépressif. Cependant, ils disent que le temps est le plus grand guérisseur. Être entouré de bons amis, participer à des activités ou simplement faire des choses qui vous placent en premier sont d'excellents moyens de réparer un cœur brisé. Vous savez ce qu'on dit, le temps guérit toutes les blessures. Si cela ne vous aide pas, vous pouvez essayer les Fleurs de Bach.

je me brise lorsqu on me nomme