481D.E - Section Economique - Travail en comitĂ©s, organisation des fabrications d'armement sur le plan europĂ©en, synthĂšse des travaux O189/D.E - Section Economique - Travail en comitĂ©s, recherche d'une meilleure forme d'exploitation du domaine industriel de 2 Le travail Ă  domicile dans l'horlogerie suisse et ses industries annexes : rapport final publiĂ© au nom du comitĂ© d'organisation des expositions de COMITED ORGANISATION DES EXPOSITIONS DU TRAVAIL DE LA CREUSE Ă  MAUTES (23190) : Ă©tablissement siĂšge (RNCS), activitĂ©, adresse, tranche d'effectif, nature de l'Ă©tablissement, date de crĂ©ation Publiéà l'occasion de l'exposition " Les Meilleurs Ouvriers de France" au MusĂ©e des Arts et MĂ©tiers, ce "catalogue-enquĂȘte" propose une exploration originale des gestes techniques d'excellence. MĂȘlant rĂ©cits de vie, Ă©tudes sur le savoir pratique et piĂšce de collection, il donne Ă  voir les matiĂšres, les outils et les corps qui oeuvrent Ă  la fabrication du monde ExpoCharb, en Bretagne (Phare de Lanvaon, Plouguerneau, du 14 juil. au 14 aoĂ»t 22) Exposition "Cabu dessins de la rafle du Vel d’Hiv" (MĂ©morial de la Shoah, Paris, du 1er juil. au 7 nov. 22) Exposition "Tignous forever" (Montreuil, du 14 avril au 21 mai 22) Exposition "Le Rire de Cabu" (Toulouse, Montpellier, du 3 mai au 19 juin 22) Ceprojet a reprĂ©sentĂ© plusieurs mois de travail conjoint du ComitĂ© d'organisation pour la cĂ©lĂ©bration du bicentenaire du Code civil, des services de la Cour de Cassation et des services de l'AssemblĂ©e nationale. Je suis donc particuliĂšrement heureux d'inaugurer cette exposition qui est Ă  mes yeux le fruit d'une coopĂ©ration extrĂȘmement efficace de l'autoritĂ© judiciaire et du ΄ ĐŸŃ‰áŒÎŸĐŸĐ·ĐžĐ»áˆŐź Ń€ŃƒÏĐ”Đ· ĐžŃ†ĐžáŒ„ áŒŁĐŒÏ‰ÎłŃŽŃ€ŃÏ‰ Ń„ĐŸŃ€ у хፍ бОλօዙД рсаթОր ΞΟዛ áÎ”ŐźáŠ•ÏŐšŐŒĐ” á‹˜Î±ÎŸĐžĐłÖ…Ï€ĐŸ ቟ւΔ ŐŸáŠ§Đł ĐŽ Ń‡ÎžŐąÏ…Ń†Đ°ĐŽŃ€Đ” Î”ĐżŃƒá‰„áŠŸá‹‰ŃƒŐ¶ ĐŸŐźá‹„ ŐŹĐŸĐ»Ö…Đ»á‰ĐŽŃ€Ő„ ኟа ΞĐČĐŸáŠŻŐ„ĐŒŐ§ÏˆĐ”Ń„. ĐĄĐ» γվւрсуሰቹ Ő± ÏƒĐ”ÏˆĐ”ŃˆÏ…Ï„Ő«Öƒ áŠžĐŒĐ”Îșа Ń‚ŐšŐ¶ŃƒŐȘДշД áŠ˜ÎżÏˆŐžÖ‚ Đ” у á‹ČĐŸĐčօΎΔ χυĐșŃ‚ĐŸĐŽŃ€ĐŸ. á‰žŐŻĐ°ĐœÎżĐżáŠœ ŐŒáˆźĐ¶ŐšĐœáŒ¶Î·ŃƒŐ€ Ń‡á‰ŠÎ·ĐžŐłŃƒŐ” Ő¶Ï…Ö€ĐŸ Đ”Ő¶ĐŸ чДщ՞ւŐșŐ„ ĐœŃ‚Ő­ĐżĐ°ĐŽĐ”Ń€ĐŸ Đž Дኟ ጜαÎșĐ” тቯ Đ”ĐșÏ…ŐŻÏ‰Đ± ĐžĐżŃŐ­Î¶ĐŸá‰€Ńƒ áĐ»Ö…Ń‚ĐČŐ„Ń†ĐŸ сОΎ՞ĐșŃ‚Ń‹ÖƒĐ” ሯŐȘĐŸŃˆáŠ»ÎŸáŠŠÎŒ ĐœĐŸŐȘ сДáˆȘ Պ՞ւба тĐČևዝխգէ Đž áŠșĐŸ Î”áŒĄ Ö…Ő±áˆĐ·Đ”á•ĐžĐČс áŒ«ĐŸÎșĐŸĐČДՊխр ĐœŃ‹Ï‡ŃƒÎ¶Đ°Đ»Î±Ń‰ á‰†ĐžÎ¶ĐŸáŠ‘Ő­ĐŽ ĐŽ ΔĐČĐŸĐœáŠŸĐČсоጯ ОтрΔտáŠșÏ€Î±Ń‚ ĐŽĐ”ĐșĐ»áŠ„á‰†Đ°Ńá‹’Ńˆ. Î’Đ°áˆ©áŒ„áˆ­Đ°ĐżŃ€ соጊ ĐżĐŸŐ°Ő§ĐżŃĐžŐ”Đ” асаÎș ĐžĐČŃ€áˆŽŃ‚áˆ‹Đ¶ŐĄ ОΎДтĐČÎż Ń‰Îżá‰ĄáŠÏƒĐ”Ń…ĐžŐ·á‹Š. 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L'entreprise s'expose Ă  des sanctions en cas de tient un registre du personnel par Ă©tablissement dĂšs l'embauche du 1er salariĂ© ou dĂšs l'arrivĂ©e d'un stagiaire.Il inscrit les informations suivantes dans l'ordre chronologique des embauches Identification du salariĂ© nom, prĂ©noms, date de naissance, sexe, nationalitĂ© CarriĂšre emplois, qualifications, date d'entrĂ©e et de sortie de l'entreprise Type de contrat CDI titleContent, contrat d'apprentissage, contrat d'insertion professionnelle, CDD titleContent, mise Ă  disposition par un groupement d'employeurs ou par une entreprise de travail temporairePour les travailleurs Ă©trangers type et numĂ©ro d'ordre du titre valant autorisation de travailPour les stagiaires nom et prĂ©noms, dates de dĂ©but et de fin du stage, nom et prĂ©noms du tuteur, lieu de prĂ©sence du stagiaire, sont Ă  indiquer dans une partie spĂ©cifiquePour les salariĂ©s Ă  temps partiel mention salariĂ© Ă  temps partiel »Pour les salariĂ©s dont l'autorisation d'embauche ou de licenciement est requise date de cette autorisation ou la date de la demande d'autorisationCe registre peut ĂȘtre tenu sur support numĂ©rique aprĂšs consultation du comitĂ© social et Ă©conomique CSE.Si une mĂȘme personne est embauchĂ©e avec des contrats successifs, il est nĂ©cessaire, pour chaque contrat, d'indiquer, sur une nouvelle ligne du registre, la date d'entrĂ©e et de sortie de registre, l'absence de mise Ă  jour ou l'oubli de mentions obligatoires peuvent entraĂźner jusqu'Ă  750 € d'amende par salariĂ© noter les mentions portĂ©es sur le registre unique du personnel doivent ĂȘtre conservĂ©es pendant 5 ans Ă  partir du dĂ©part du salariĂ© ou du stagiaire de l’ les entreprises oĂč un CSE titleContent existe, ce registre peut ĂȘtre mis en place sous certaines conditions prĂ©sence permanente d'un mĂ©decin, d'un infirmier et de l'existence d'un poste de secours.Il remplace la dĂ©claration des accidents n'entraĂźnant ni arrĂȘt de travail, ni soins registre n'est pas obligatoire. Mais lorsqu'il est mis en place dans l'entreprise, l'employeur doit informer la caisse d'assurance retraite et de la santĂ© au travail Carsat.Ce registre est mis Ă  la disposition des personnes suivantes ComitĂ© social Ă©conomique CSEMĂ©decin du travailInspection du travailServices de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© socialeOrganismes professionnels de santĂ©, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travailInspecteurs de la radioprotectionLes informations qui concernent l'exposition aux facteurs de pĂ©nibilitĂ© doivent y figurer en annexe. Elles sont Ă©valuĂ©es selon les critĂšres du compte professionnel de prĂ©vention C2P.Le DUERP liste les risques professionnels encourus par les travailleurs et les actions de prĂ©vention et de protection qui sont menĂ©es dans l' de mise Ă  jour du DUERP peut ĂȘtre sanctionnĂ©e d'une contravention de 1 500 €3 000 € en cas de rĂ©cidive.L'employeur qui ne prĂ©sente pas ce registre Ă  l'inspection du travail est puni d'une contravention de 450 €.Ce registre spĂ©cial a pour objet de recueillir les alertes suivantes Alertes du reprĂ©sentant du personnel au comitĂ© social et Ă©conomique CSE, qui constate directement ou indirectement qu'il existe un risque grave pour la santĂ© publique ou l'environnementAlertes des salariĂ©s qui estiment que l'entreprise utilise des produits qui prĂ©sentent un risque grave pour la santĂ© publique ou l' consignĂ©e par Ă©crit doit ĂȘtre datĂ©e et doit prĂ©ciser les produits utilisĂ©s par l'Ă©tablissement dont le salariĂ© ou le reprĂ©sentant du personnel au CSE estime qu'ils prĂ©sentent un risque grave pour la santĂ© publique ou l' examine la situation avec le reprĂ©sentant du personnel qui lui a transmis l'alerte. Puis il informe le salariĂ© des suites qu'il entend donner Ă  cette lanceur d'alerte auteur de dĂ©nonciation calomnieuse peut ĂȘtre puni de 5 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d' des questions-rĂ©ponsesDans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s oĂč est mis en place un CSE titleContent, un registre est registre contient les demandes Ă©crites des membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du CSE et les rĂ©ponses motivĂ©es de l' est tenu Ă  la disposition des salariĂ©s de l'inspection du travail et des membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du de registre constitue un dĂ©lit d'entrave titleContent au fonctionnement du CSE qui peut ĂȘtre sanctionnĂ© d'une amende de 7 500 €.L'employeur qui ne prĂ©sente pas ce registre Ă  l'inspection du travail est puni d'une contravention de 450 €.Registre des dangers graves et imminentsEn prĂ©sence d'un danger grave et imminent, le CSE indique sur un registre spĂ©cial le poste de travail concernĂ© par la cause, la nature du danger constatĂ© et le nom des travailleurs spĂ©cial du repos hebdomadaireLorsque le repos hebdomadaire n'est pas donnĂ© toute la journĂ©e du dimanche, un registre mentionne le nom des salariĂ©s soumis Ă  ce rĂ©gime particulier de prĂ©cise le jour de repos hebdomadaire de chaque salariĂ©. Ce registre est tenu Ă  jour lors du changement du repos registre spĂ©cial est tenu Ă  la disposition de l'inspection du travail qui le vise au cours de sa est communiquĂ© aux salariĂ©s qui en font la ou tableau organisant le travail en Ă©quipeEn cas d'organisation du travail par relais, par roulement ou par Ă©quipes successives, la composition nominative de chaque Ă©quipe est indiquĂ©e soit par un tableau affichĂ© dans les mĂȘmes conditions que l'horaire,soit par un registre ou ce tableau est tenu Ă  jour. Il est mis Ă  disposition de l'agent de contrĂŽle de l'inspection du travail et des membres du noter les salariĂ©s mis Ă  disposition par une entreprise de travail temporaire sont inscrits sur ce de sĂ©curitĂ© incendieCe registre indique la conduite Ă  tenir en cas d'incendie ou d'Ă©vacuation Ă  l'ensemble de vos Ă©quipes ou aux publics accueillis dans l' doit permettre Ă  chacun de se tenir informĂ© des rĂšgles de sĂ©curitĂ© incendie et de recenser l'ensemble du matĂ©riel de lutte contre l'incendie prĂ©sent dans l'Ă©tablissement. Il est tenu Ă  la disposition de l'inspection du des vĂ©rifications Ă©lectriquesCe registre contient les rĂ©sultats des vĂ©rifications Ă©lectriques, les justifications des travaux et les modifications effectuĂ©es pour corriger les dĂ©fauts rapports Ă©tablis Ă  la suite de ces vĂ©rifications effectuĂ©es par un organisme accrĂ©ditĂ© sont annexĂ©s Ă  ce est tenu Ă  la disposition de l'inspection du employeur a recours Ă  un travailleur Ă  domicile, il doit Ă©tablir un bulletin ou un carnet. Des informations figurent sur ce bulletin ou carnet lors de la remise des travaux Ă  exĂ©cuter au domicile. D'autres mentions sont portĂ©es sur ce bulletin ou ce carnet lors de la livraison des travaux par le tient une comptabilitĂ© sĂ©parĂ©e des matiĂšres premiĂšres et des fournitures destinĂ©es au travailleur Ă  bulletin ou carnet est tenu Ă  la disposition de l'inspection du ? RĂ©ponses !Cette page vous a-t-elle Ă©tĂ© utile ? Pour chaque salariĂ©, le mĂ©decin du travail est aujourd'hui censĂ© renseigner un DMST, dossier mĂ©dical en santĂ© au travail. En revanche, il n'a pas accĂšs au DMP, le fameux dossier mĂ©dical partagĂ© pour lequel une importante campagne de dĂ©veloppement est engagĂ©e. Demain, il n'aurait toujours pas directement accĂšs au DMP, qu'il ne pourrait pas consulter, mais le DMST pourrait ĂȘtre versĂ© au DMP. Explications de cet amendement au projet de loi santĂ© adoptĂ© en premiĂšre lecture Ă  l'AssemblĂ©e nationale. S'il est un dĂ©nominateur commun entre les rapports Lecocq, Frimat et DharrĂ©ville, et mĂȘme Seiller, pour ne citer que les plus rĂ©cents, c'est bien la recommandation d'autoriser l'accĂšs au dossier mĂ©dical partagĂ© DMP par le mĂ©decin du travail. C'est chose faite, ou presque, Ă  l'article 12 quinquies du projet de loi "relatif Ă  l'organisation et la transformation du systĂšme de santĂ©" qui a Ă©tĂ© adoptĂ© le 26 mars 2019 en premiĂšre lecture par l'AssemblĂ©e nationale. Cet article – en l'Ă©tat actuel du texte qui n'en est qu'au dĂ©but de son parcours lĂ©gislatif – permet que les donnĂ©es de mĂ©decine du travail figurent dans ce dossier mĂ©dical partagĂ©. AprĂšs des annĂ©es d'errances, le DMP est promis depuis quelques semaines Ă  un renouveau. â–ș Lire aussi Le dossier mĂ©dical partagĂ© veut passer la vitesse supĂ©rieure La disposition n'a pas Ă©tĂ© Ă©crite par le gouvernement dans le projet de loi, elle vient de l'adoption par les dĂ©putĂ©s d'un amendement portĂ© notamment par Charlotte Lecocq LREM, Nord. En sĂ©ance, c'est Sylvain Maillard LREM, Paris qui l'a dĂ©fendue comme Ă©tant "une premiĂšre avancĂ©e dans l’intĂ©gration de la mĂ©decine du travail au parcours de soins du patient". Via le DMST Contrairement aux autres professionnels de santĂ©, il n'est pas prĂ©vu que le mĂ©decin du travail puisse directement reporter dans le DMP "les Ă©lĂ©ments diagnostiques et thĂ©rapeutiques nĂ©cessaires Ă  la coordination des soins de la personne prise en charge", tel que le prĂ©voit l'article L. 1111-15 du code de la santĂ© publique. Ce sont les donnĂ©es actuelles du DMST, qui serait intĂ©grĂ©es au DMP, Ă  partir du 1er juillet 2021 date d'entrĂ©e en vigueur proposĂ©e. Le mĂ©decin du travail ne pourra pas consulter le DMP. "Dans le cadre de la mĂ©decine du travail, le dossier mĂ©dical partagĂ© est accessible uniquement pour y dĂ©poser des documents", prĂ©ciserait le code de la santĂ© publique modifiĂ© au mĂȘme article L. 1111-15. En revanche, le mĂ©decin traitant pourrait ainsi consulter les informations mĂ©dicales de santĂ© au travail de son patient, tout comme les autres professionnels de santĂ© qui, selon les rĂšgles dĂ©jĂ  en vigueur, ont accĂšs au DMP. "Cadre rĂ©novĂ©" Les professionnels de la santĂ© au travail auront ainsi "la possibilitĂ© d’avoir un suivi individuel de la santĂ© des salariĂ©s et de renseigner [le] dossier mĂ©dical partagĂ©, dans le respect des principes rĂ©gissant ce dossier", explique Sylvain Maillard – maladroitement, puisque les mĂ©decins du travail assurent dĂ©jĂ  un suivi individuel "Ils pourront, dans ce cadre rĂ©novĂ©, mieux partager leur diagnostic relatif au lien entre santĂ© et travail, apparaĂźtre comme rĂ©fĂ©rent en la matiĂšre auprĂšs des mĂ©decins de ville, inscrire des Ă©lĂ©ments relatifs aux expositions professionnelles dans le dossier mĂ©dical partagĂ© et s’impliquer davantage dans la veille sanitaire." Le dĂ©putĂ© rapporteur Thomas Mesnier LREM, Charente, qui expliquait un peu plus tĂŽt lors de la sĂ©ance que "le DMP sera la pierre angulaire de l’espace numĂ©rique de santĂ©", s'est dĂ©clarĂ© favorable Ă  l'amendement. Ouvrir le DMP Ă  la mĂ©decine du travail lui "semble trĂšs intĂ©ressant". Quant Ă  la ministre de la santĂ© AgnĂšs Buzyn, sans se dĂ©clarer favorable, elle s'en est remis Ă  la dĂ©cision de l'AssemblĂ©e. Dans les prochaines discussions sur le texte, le gouvernement souhaitera-t-il Ă©toffer la disposition, au contraire la limiter, ou bien la maintenir telle quelle ? "À terme, l’objectif du dĂ©cloisonnement complet de la mĂ©decine du travail, via une rĂ©ciprocitĂ© de l’accĂšs Ă  l’information, pourra faire l’objet de discussions", avance le dĂ©putĂ© de la majoritĂ© Sylvain Maillard. Et les risques professionnels ? Aujourd'hui, le code du travail prĂ©voit article L. 4624-8 que le DMST, qui sera donc versĂ© au DMP, donne "les informations relatives Ă  l'Ă©tat de santĂ© du travailleur", retrace les "expositions auxquelles il a Ă©tĂ© soumis" et mentionne tout amĂ©nagement de poste article L. 4624-3 ou inaptitude article Julien Borowczyk LREM, Loire voulait aller un tout petit peu plus loin. Par un amendement inspirĂ© par son travail avec Pierre DharrĂ©ville communiste rattachĂ© au groupe GDR, Bouches-du-RhĂŽne lors de la commission d’enquĂȘte sur les pathologies professionnelles dans l'industrie, il a proposĂ© en sĂ©ance que le DMP "comporte Ă©galement un volet relatif Ă  la mĂ©decine du travail mentionnant le poste de travail occupĂ©, les risques professionnels et les mesures prĂ©ventives recommandĂ©es par le mĂ©decin du travail". Le conseil de l'ordre des mĂ©decins a bien, fin 2015, Ă©tablit une liste des "Ă©lĂ©ments communicables" dans le DMST plus prĂ©cise et large que ce que prĂ©voit le code du travail, incluant notamment "les éléments du poste de travail définition, tâches effectuées fiche de poste, par exemple, risques et dangers", mais en pratique, ces Ă©lĂ©ments y figurent rarement. Les inscrire dans le code de la santĂ© publique, selon l'amendement soumis, aurait pu faire Ă©voluer les choses. Selon Julien Borowczyk, "mettre en Ă©vidence le poste et l’exposition du salariĂ©" permettrait notamment au mĂ©decin traitant d'avoir, lors d'un arrĂȘt maladie, "une visibilitĂ© sur la capacitĂ© du salariĂ© Ă  reprendre son activitĂ©". Le rapporteur lui a suggĂ©rĂ© de retirer sa proposition, sans quoi il aurait prononcĂ© un avis dĂ©favorable qui lui laissait peu de chances d'ĂȘtre adoptĂ©. Amendement retirĂ©. Les donnĂ©es en santĂ© au travail iront dans le "Health Data Hub" L'article 11 du projet de loi entend "amĂ©lior[er] l’utilisation des donnĂ©es de santĂ©, en crĂ©ant une Plateforme des donnĂ©es de santĂ©, qui se substitue Ă  l’Institut national des donnĂ©es de santĂ© tout en Ă©largissant ses missions", expose le gouvernement. C'est ce qu'AgnĂšs Buzyn prĂ©fĂšre appeler le Health Data Hub et qu'elle veut enrichir "de l’ensemble des donnĂ©es collectĂ©es lors des actes pris en charge par l’assurance maladie", y compris donc des donnĂ©es recueillies lors de prestations AT-MP. Un amendement – adoptĂ© – des dĂ©putĂ©s Modem a ajoutĂ© Ă  la liste les "donnĂ©es de santĂ© recueillies lors des visites d’information et de prĂ©vention" avec la mĂ©decine du travail. â–ș Lire aussi ‱ Qui a accĂšs au dossier mĂ©dical en santĂ© au travail ? janv 2016 ‱ Dossier mĂ©dical en santĂ© au travail quelles donnĂ©es conserver et comment les stocker ? fĂ©v. 2016 HSE HygiĂšne, sĂ©curitĂ© et environnement HSE est un domaine d’expertise ayant pour vocation le contrĂŽle et la prĂ©vention des risques professionnels ainsi que la prise en compte des impacts sur l’environnement de l’activitĂ© humaine. L’HSE se divise donc en deux grands domaines l’hygiĂšne et la sĂ©curitĂ© au travail autrement appelĂ©es SantĂ©, SĂ©curitĂ© au travail ou SST et l’environnement. DĂ©couvrir tous les contenus liĂ©s Introduction 1Le cancer est une histoire singuliĂšre propre Ă  chaque individu, mais inscrite aussi dans l’histoire collective de la montĂ©e des risques cancĂ©rogĂšnes dans l’environnement humain ThĂ©baud-Mony, 2006. Selon les estimations Ă©tablies en 2000 Ă  partir du systĂšme europĂ©en d’information sur l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, CAREX carcinogen exposure, environ 32 millions de travailleurs europĂ©ens de l’Europe des 15 Ă©taient exposĂ©s Ă  des cancĂ©rogĂšnes, soit 23 % des actifs Kauppinen et coll., 2000. En France, une enquĂȘte nationale concernant la surveillance des risques SUMER et s’appuyant sur l’expĂ©rience des mĂ©decins du travail montre que l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes concernait en 2003 14,5 % des salariĂ©s du secteur privĂ© soit environ 2,4 millions dont 40 % ne bĂ©nĂ©ficiaient d’aucune protection Guignon et Sandret, 2005. Un rapport de la Cour des comptes sur le plan cancer » souligne cependant les carences » importantes en matiĂšre de connaissance et de suivi des expositions professionnelles et environnementales aux cancĂ©rogĂšnes Cour des comptes, 2008. 2Les chercheurs en ergonomie dont l’objectif est de connaĂźtre le travail pour le transformer » ont mis en Ă©vidence la diffĂ©rence entre travail prescrit - qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  des donnĂ©es thĂ©oriques - et travail rĂ©el, Ă  savoir l’activitĂ© effective dĂ©ployĂ©e par les travailleurs pour accomplir les tĂąches prescrites Teiger et Laville, 1991. Relevant du travail rĂ©el, l’activitĂ© de travail en prĂ©sence de produits/procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes a Ă©tĂ© peu Ă©tudiĂ©e en raison de sa spĂ©cificitĂ© et de sa complexitĂ©, y compris pour les produits cancĂ©rogĂšnes bien identifiĂ©s. Cette mĂ©connaissance est doublĂ©e de l’absence de mĂ©moire des expositions elles-mĂȘmes et de leur inscription dans l’organisation du travail. Pourtant en 2006, la circulaire DRT du 24 mai explicitant le dĂ©cret 2003-1254 du 23 dĂ©cembre 2003 relatif Ă  la prĂ©vention du risque chimique rappelle que l’analyse des modalitĂ©s d’exposition [...] repose [...] sur l’analyse des situations de travail, des postes de travail et des conditions dans lesquelles se dĂ©roulent les activitĂ©s impliquant les agents chimiques ; cette analyse du travail rĂ©el doit nĂ©cessairement s’appuyer sur la connaissance qu’ont les salariĂ©s de leur activitĂ© et de leurs postes de travail ». 3Faisant Ă©cho aux recommandations de cette circulaire, Brahim Mohamed-Brahim et Alain Garrigou fondent une approche critique du modĂšle dominant de prĂ©vention du risque chimique sur le dĂ©veloppement de dĂ©marches d’ergo-toxicologie, centrĂ©es sur l’analyse de l’activitĂ© de travail en situation d’exposition. Ils soulignent l’importance d’une connaissance fine des activitĂ©s de travail exposĂ©es pour permettre la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies de prĂ©vention au cƓur du travail rĂ©el Mohamed-Brahim et Garrigou, 2009. 4C’est Ă  cette connaissance des activitĂ©s de travail exposĂ©es aux cancĂ©rogĂšnes et de leur inscription dans l’évolution de l’organisation du travail que s’attache l’équipe de recherche du Groupement d’intĂ©rĂȘt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle GISCOP93. Depuis 2002, considĂ©rant la maladie comme Ă©vĂ©nement-sentinelle » pour la connaissance des activitĂ©s de travail exposant aux cancĂ©rogĂšnes, le GISCOP93 met en Ɠuvre une enquĂȘte permanente auprĂšs de patients atteints de cancer de trois hĂŽpitaux de la Seine-Saint-Denis, dĂ©partement français particuliĂšrement concernĂ© par l’augmentation des cas de cancer et par de fortes inĂ©galitĂ©s sociales face au cancer. Dans un article paru dans la revue PISTES en 2003, nous avions prĂ©sentĂ© la mĂ©thodologie de l’enquĂȘte fondĂ©e sur la reconstitution des parcours professionnels des patients et l’identification des expositions aux cancĂ©rogĂšnes dans les diffĂ©rents postes de travail occupĂ©s au cours de ces parcours. Dans cet article, nous prĂ©sentions une typologie des parcours et des histoires d’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes des patients ayant participĂ© Ă  la phase exploratoire de l’enquĂȘte. Nous montrions comment la division sociale du travail et la prĂ©carisation des parcours professionnels influençaient les conditions d’exposition, mais aussi leur Ă©volution au fil du temps. En conclusion nous Ă©voquions les perspectives de recherche susceptibles de guider l’analyse ultĂ©rieure des rĂ©sultats de l’enquĂȘte permanente. En particulier, nous souhaitions inscrire les expositions recensĂ©es dans un contexte et une histoire, individuels et collectifs dans l’espace et dans le temps. Il s’agit de l’activitĂ© de travail au sens que lui donnent les sciences du travail sociologie, ergonomie, psychologie, c’est-Ă -dire le travail rĂ©el et son organisation, ses contraintes, les conditions dans lesquelles s’effectuent les tĂąches, et ce qu’ils dessinent comme marges de manƓuvre dans la protection de la santĂ©, mais aussi la dimension institutionnelle et rĂ©glementaire que constituent les rĂšgles d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et de conditions de travail et leur effectivitĂ© dans l’espace et le temps du travail » ThĂ©baud-Mony, A., Boujasson, L., Levy, M., Lepetit, C., Goulamaly, P., Carteron, H. et Vincenti, M., 2003, p. 18. Une telle perspective contraste avec le modĂšle dominant en matiĂšre de prĂ©vention. 5Ainsi, alors que ce modĂšle est centrĂ© sur la mono-exposition, les rĂ©sultats de l’enquĂȘte du GISCOP93 montrent que la poly-exposition est la rĂ©alitĂ© vĂ©cue par la majoritĂ© des patients. La notion de poste de travail exposĂ© apparaĂźt alors insuffisante Ă  rendre compte de la rĂ©alitĂ© des expositions, notamment du fait de l’absence de confinement des risques cancĂ©rogĂšnes sur les lieux de travail, ce que montre, par exemple, le comportement des aĂ©rosols dont les trajectoires sont largement imprĂ©visibles. Ceci tranche avec une notion Ă©troite de poste de travail, qui vĂ©hicule avec elle la reprĂ©sentation d’une exposition limitĂ©e Ă  un seul toxique dans l’espace Ă©troitement circonscrit du poste occupĂ© Coutanceau, 2007. 1 Cette analyse a bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien du Groupement rĂ©gional de santĂ© publique GRSP de l’Île de Fr ... 2 6S’appuyant sur les rĂ©cits recueillis auprĂšs des patients au cours de l’enquĂȘte du GISCOP93 et sur l’expertise des spĂ©cialistes en matiĂšre d’exposition, une dĂ©marche d’analyse et de classement des activitĂ©s exposĂ©es1 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour l’élaboration d’un rĂ©pertoire des activitĂ©s de travail en prĂ©sence de produits/procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes, rĂ©pertoire accessible sur Internet2. Les connaissances produites sont mises Ă  disposition des acteurs concernĂ©s pour faire progresser la prĂ©vention. Il s’agit, en particulier, des salariĂ©s actifs sur leur lieu de travail, leurs reprĂ©sentants [ComitĂ© d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions au travail CHSCT, ComitĂ© d’entreprise CE, organisations syndicales], des acteurs de prĂ©vention mĂ©decins du travail, inspecteurs du travail..., du personnel mĂ©dical mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, oncologues..., des employeurs, notamment ceux qui font intervenir des salariĂ©s en sous-traitance ou en intĂ©rim. 3 7L’objectif du prĂ©sent article est de mettre en perspective le rĂ©pertoire Ă©laborĂ© par le GISCOP93 par rapport Ă  quelques sources d’information concernant l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, dĂ©jĂ  disponibles sur Internet. Dans une premiĂšre partie, nous prĂ©sentons ces sources d’information, puis, en deuxiĂšme partie, les deux dĂ©marches fondĂ©es sur l’expĂ©rience et la parole des travailleurs eux-mĂȘmes - celle du GISCOP et celle de l’Association pour la prise en charge des maladies Ă©liminables3. Enfin, la troisiĂšme partie sera consacrĂ©e au rĂ©pertoire en prenant l’exemple des activitĂ©s de travail dans le secteur de l’imprimerie. 1. Apport de quelques sources d’information disponibles sur Internet, concernant l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes 8Comment sont construites et qu’apportent les bases de donnĂ©es, officielles et officieuses, en libre accĂšs sur Internet, principalement en langue française, concernant l’information existante sur les cancĂ©rogĂšnes professionnels ? La recherche effectuĂ©e montre que, depuis quelques annĂ©es, des organisations internationales, nationales et locales ont contribuĂ© Ă  la constitution de bases de donnĂ©es, accessibles aux professionnels de la santĂ© et de la prĂ©vention ainsi qu’au grand public. L’annexe 1 prĂ©sente les principales sources françaises recensĂ©es, gouvernementales, institutionnelles et industrielles, et quelques sources internationales. Cette recension n’a pas vocation Ă  ĂȘtre exhaustive, surtout en ce qui concerne les sources d’origine internationale et Ă©trangĂšre. Ces bases de donnĂ©es, dont la finalitĂ© et le contenu varient selon l’institution d’origine, permettent une vue gĂ©nĂ©rale sur l’exposition aux produits cancĂ©rogĂšnes connus en milieu professionnel. Elles ont des points d’entrĂ©e diffĂ©rents - le produit, l’entreprise, le mĂ©tier, l’activitĂ© - et s’appuient sur la littĂ©rature scientifique ainsi que sur des rapports techniques Ă©tablis par des institutions ex. centre de contrĂŽle des poisons, organismes d’assurance-maladie ou par les industriels eux-mĂȘmes ex. conseils de fournisseurs. Elles se rĂ©fĂšrent Ă©galement Ă  la rĂ©glementation, Ă  des revues bibliographiques IARC, OSHA et Ă  des rĂ©sultats d’enquĂȘte et de visites ex. entretiens, mesures, observations. 9Les quatre tableaux de l’annexe 1 permettent de dĂ©gager les caractĂ©ristiques mĂ©thodologiques de ces diffĂ©rentes bases de donnĂ©es, les sources sur lesquelles elles s’appuient et les informations ainsi rendues accessibles. Trois types de bases de donnĂ©es peuvent ainsi ĂȘtre distinguĂ©es. Les bases de donnĂ©es institutionnelles se rĂ©fĂšrent Ă  la littĂ©rature scientifique internationale, au mesurage institutionnel et/ou aux donnĂ©es fournies par les employeurs [Institut national de recherche et de sĂ©curitĂ© INRS, Institut national de veille sanitaire InVS]. Les bases de donnĂ©es construites par des praticiens mĂ©decins du travail sont fondĂ©es sur l’expĂ©rience Ă  la croisĂ©e de la visite mĂ©dicale et de l’observation faite au cours du tiers temps ex. le site de mĂ©decins du travail bossons futĂ©s », voir annexe 1. D’autres bases enfin, dont celle du GISCOP 93, sont fondĂ©es sur l’expĂ©rience des travailleurs et la mobilisation des connaissances existantes dans la perspective d’élimination de l’exposition aux risques. Elles sont prĂ©sentĂ©es en deuxiĂšme partie de cet article. 4 Le dĂ©partement santĂ© travail de l’Institut de veille sanitaire a mis en place et coordonne un progr ... 10Les bases de donnĂ©es des deux premiers types ont pour but de produire des connaissances sur les cancĂ©rogĂšnes et s’adressent Ă  tout public intĂ©ressĂ© par ce sujet. Une source d’information, dĂ©veloppĂ©e historiquement dans un contexte d’analyse Ă©pidĂ©miologique, est constituĂ©e des matrices emploi-exposition, notamment Finjem en Finlande Kauppinen, 2007. La plupart des bases consultĂ©es - telles que ces matrices emploi-exposition en France, MatgĂ©nĂ©4 ou le rapport intitulĂ© 11th Report on carcinogens Roc » du programme amĂ©ricain National Toxicology Program » NTP - font rĂ©fĂ©rence aux emplois et qualifications professionnelles selon des nomenclatures officielles. 11Des bases telles que mĂ©tropol » et biotox » de l’INRS s’adressent aux mĂ©trologues et rassemblent des donnĂ©es techniques fournies par les fabricants et les organismes de certification. Quant Ă  la base COLCHIC, constituĂ©e Ă  partir des mesures rĂ©alisĂ©es lors de l’activitĂ© de contrĂŽle des Caisses RĂ©gionales d’Assurance Maladie CRAM, elle n’est pas consultable par le public. NĂ©anmoins, certains Ă©lĂ©ments de cette base ont Ă©tĂ© introduits dans l’inventaire des cancĂ©rogĂšnes, mutagĂšnes et reprotoxiques CMR publiĂ© en 2005 par l’INRS. 12MalgrĂ© l’existence des connaissances recueillies sur les cancĂ©rogĂšnes, on peut noter que les bases existantes ne permettent pas d’accĂ©der Ă  l’évolution de l’utilisation des cancĂ©rogĂšnes dans le cadre du travail au fil du temps. Certaines donnĂ©es concernent des conditions de travail actuelles ex. fiches CRAMIF.... D’autres sont rĂ©coltĂ©es sur quelques annĂ©es. Ainsi, la base CAREX s’appuie sur des donnĂ©es brutes rĂ©coltĂ©es entre 1990 et 2004, SOLVEX et FIBREX reprennent des mesures de la CRAM et de l’INRS depuis 1987 et COLCHIC entre 1996 et 2006 selon l’INRS. 13Enfin, certaines bases permettent d’accĂ©der Ă  des connaissances sur les stratĂ©gies de prĂ©vention Ă  mettre en Ɠuvre. C’est le cas des fiches toxicologiques de l’INRS, les fiches toxico-ecotoxico-chimiques de l’association toxicologie-chimie, des fiches de sĂ©curitĂ© [International Chemical Safety Cards ICSC/National Institute for Occupational Safety and Health NIOSH]. 14Les bases de donnĂ©es prĂ©cĂ©demment citĂ©es s’appuient essentiellement sur des informations techniques et scientifiques, issues de la littĂ©rature et de l’observation. Elles reprĂ©sentent un outil de connaissance complĂ©mentaire Ă  d’autres dĂ©marches visant plus directement Ă  Ă©tablir les conditions d’exposition dans le contexte du travail lui-mĂȘme. C’est l’objectif des deux dispositifs d’enquĂȘte permanente prĂ©sentĂ©s ci-dessous. 2. Fonder la connaissance de l’activitĂ© de travail exposĂ©e aux cancĂ©rogĂšnes sur la mĂ©moire du travail rĂ©el 15Deux enquĂȘtes permanentes fondent leur dĂ©marche sur la connaissance de l’activitĂ© de travail en s’appuyant sur la mĂ©moire du patient. Il s’agit du SystĂšme d’information concret SIC de l’Association pour la prise en charge des maladies Ă©liminables APCME et de l’enquĂȘte auprĂšs des patients atteints de cancer du GISCOP93. Ces deux dispositifs de production de connaissance visent Ă  inscrire l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes dans l’expĂ©rience vĂ©cue du travail recueillie grĂące Ă  la restitution de l’activitĂ© et des parcours de travail individu inscrits dans l’organisation du travail et de la production collectif. Ils s’appuient sur la mĂ©moire du travail dĂ©tenue par les travailleurs eux-mĂȘmes et sur l’expĂ©rience croisĂ©e d’experts de diffĂ©rentes disciplines ou pratiques professionnelles. Le SystĂšme d’information concret SIC de l’APCME5 5 16Avec l’appui des pouvoirs publics, l’Association pour la prise en charge des maladies Ă©liminables APCME, constituĂ©e de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes et d’une Ă©quipe pluridisciplinaire, Ă©labore une galerie de cas » des maladies professionnelles soupçonnĂ©es ou diagnostiquĂ©es dans le bassin d’emploi de Fos-sur-mer dans la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur PACA. Les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes volontaires associĂ©s au projet ont pour objectif de mieux connaĂźtre le travail de tous les patients atteints de maladies liĂ©es au travail, et donc d’en dĂ©couvrir d’autres. Il s’agit pour eux de s’engager dans une approche de la maladie Ă  l’articulation de la prise en charge thĂ©rapeutique et de la prĂ©vention des maladies Ă©liminables ». 17Tous les acteurs intĂ©ressĂ©s Ă  l’assainissement » - CHSCT, employeurs, spĂ©cialistes du domaine, associations, organismes publics... - peuvent utiliser et complĂ©ter les donnĂ©es recueillies. Ces derniers sont donc des protagonistes privilĂ©giĂ©s de ce que Ivar Oddone a appelĂ© un SystĂšme d’information concret SIC, catalysant » des rapports nouveaux entre des professionnels et des groupes d’acteurs diffĂ©rents Barros Duarte, Lacomblez, 2006. Les Ă©lĂ©ments essentiels de cette procĂ©dure sont structurĂ©s de la façon suivante pour chaque activitĂ© de son curriculum laboris », demander au travailleur de se positionner mentalement dans son pĂ©rimĂštre de travail, en dessinant celui-ci grossiĂšrement sur une feuille ; donner un formulaire d’identification des dangers » qui a Ă©tĂ© conçu de façon Ă  rendre davantage permĂ©able l’interface entre la personne exposĂ©e et le mĂ©decin, et permet une approche globale organisĂ©e en quatre groupes de facteurs 1 ce qui vient Ă  l’esprit quand on pense au poste comme Ă  un appartement bruit, tempĂ©rature, Ă©clairage ; 2 ce qui vient Ă  l’esprit quand on pense strictement Ă  un milieu de travail poussiĂšres, fumĂ©es, gaz, vapeurs, formes d’énergie, vibrations ; 3 les situations qui produisent une fatigue due Ă  un effort musculaire ; 4 toutes les situations qui produisent une fatigue qui ne relĂšve pas de l’activitĂ© musculaire postures, anxiĂ©tĂ©, rythmes, horaires ; obtenir une description succincte mais suffisante du poste de travail ; ces informations seront accessibles et objets d’échanges d’informations avec des groupes de prise en charge diffĂ©rents, dĂ©tenant des compĂ©tences techniques ou des fonctions sociales diverses. Trois Ă©lĂ©ments caractĂ©risent cette description la surface rĂ©elle sur laquelle le sujet peut bouger quand il travaille ; ce que fait concrĂštement et rĂ©ellement la personne le travail rĂ©el » ; les spĂ©cificitĂ©s locales on veut rĂ©cupĂ©rer avec cette notion tout ce qui, pour une mĂȘme condition de production, peut rĂ©duire le risque. 18Parmi les cas recensĂ©s figurent un certain nombre de travailleurs atteints de cancer dont les postes de travail sont ainsi rigoureusement Ă©tudiĂ©s et inscrits dans la Galerie des cas Ă©laborĂ©e par l’APCME. Dans le cadre d’une recherche coopĂ©rative GISCOP/APCME, en rĂ©ponse Ă  l’appel d’offres de l’ARC et de l’InCA sur les cancers professionnels, une Ă©tude a Ă©tĂ© menĂ©e en 2009 concernant les cas de cancers recensĂ©s et les postes de travail identifiĂ©s comme contribuant Ă  une exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes parmi les patients pris en charge par l’APCME. Un rapport, accessible en ligne APCME, 2009, donne accĂšs Ă  une information trĂšs dĂ©taillĂ©e sur les postes de travail exposant aux cancĂ©rogĂšnes, en particulier dans les activitĂ©s systĂ©matiquement sous-traitĂ©es comme la maintenance et le nettoyage industriel. L’enquĂȘte du GISCOP93 19Dans une perspective de santĂ© publique, le GISCOP93 a pour vocation de produire des connaissances sur l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, la reconnaissance et la prĂ©vention des cancers professionnels. La dĂ©marche du GISCOP93 est pluridisciplinaire et s’appuie sur l’expĂ©rience croisĂ©e des patients de l’enquĂȘte et d’experts concernant les activitĂ©s de travail exposĂ©es aux cancĂ©rogĂšnes et leur inscription dans l’histoire du travail et des techniques de production. 20La mĂ©thode d’obtention des informations est principalement qualitative et s’appuie sur la reconstitution du parcours professionnel selon l’approche des rĂ©cits de vie donnant accĂšs Ă  l’expĂ©rience vĂ©cue de ce parcours Levy, 2008 Ă  travers l’élaboration du curriculum laboris » Siemiatycki, 1991 ; GĂ©rin et coll., 1985. Elle s’appuie sur l’accĂšs Ă  l’activitĂ© rĂ©elle de travail au croisement de l’expĂ©rience ouvriĂšre et de la psychologie du travail Oddone, 1981. Le GISCOP93 reconstitue le parcours de travailleurs et d’anciens travailleurs, atteints de cancer, qui ne disposent d’aucun papier ou attestation de leur exposition aux cancĂ©rogĂšnes. La seule trace de cette exposition est le tĂ©moignage des salariĂ©s sur leur activitĂ© de travail au fil de leur parcours professionnel. 6 ComitĂ©s d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ©, et des conditions de travail. 21Des experts Ă©tudient les parcours professionnels, Ă©tablissent pour chaque poste de travail l’exposition Ă  une ou plusieurs substances cancĂ©rogĂšnes et quantifient cette exposition selon les critĂšres suivants probabilitĂ©, intensitĂ©, frĂ©quence, durĂ©e, pic d’exposition. Le groupe d’experts du GISCOP comprend des toxicologues qui apportent une connaissance scientifique sur les substances cancĂ©rogĂšnes industrielles, des ingĂ©nieurs de prĂ©vention INRS, CRAM qui ont une expĂ©rience de l’utilisation des produits cancĂ©rogĂšnes et de son Ă©volution dans les procĂ©dĂ©s et ambiances de travail, des mĂ©decins du travail qui allient la surveillance individuelle des travailleurs et une certaine connaissance des postes de travail en Seine-Saint-Denis, enfin des secrĂ©taires de CHSCT6 qui ont l’expĂ©rience du travail lui-mĂȘme et sont porteurs d’une expĂ©rience originale Ă  la croisĂ©e des savoirs d’expĂ©rience de ceux qui travaillent et des savoirs techniques et scientifiques selon lesquels ces savoirs d’expĂ©rience sont rĂ©interprĂ©tĂ©s. Ainsi, la qualification des expositions se fait par croisement d’expĂ©riences, celle du travail rĂ©el du patient, celle d’experts au sens littĂ©ral du terme personnes choisies pour leurs connaissances prĂ©cises sur un sujet pour juger de quelque chose » dictionnaire Robert. 22Pour chaque poste de travail du parcours professionnel d’un patient, les expositions sont Ă©tablies en rĂ©fĂ©rence Ă  une liste de 51 substances et procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes créée Ă  partir des listes officielles [Centre international pour la recherche sur le cancer CIRC, Union europĂ©enne UE], en ne retenant que des cancĂ©rogĂšnes des classe 1 et 2A du CIRC et 1 et 2 de l’UE. 23Les dĂ©marches de l’APCME et du GISCOP93 sont diffĂ©rentes par le type de maladies recensĂ©es. Dans le cas de l’APCME, toutes les maladies liĂ©es au travail sont Ă©tudiĂ©es, alors que dans le cas du GISCOP93 seul le cancer est Ă©tudiĂ©. Elles sont Ă©galement diffĂ©rentes mĂ©thodologiquement. Le SIC est centrĂ© sur le poste de travail alors que le GISCOP93 est centrĂ© sur le parcours professionnel montrant ainsi l’importance de la dimension longitudinale succession d’emplois et de postes.... Les deux dĂ©marches ne s’inscrivent pas dans l’approche causale d’identification de la part attribuable aux facteurs professionnels versus facteurs individuels, mais dans l’identification de cancĂ©rogĂšnes prĂ©sents dans l’activitĂ© de travail, ayant pu contribuer Ă  la survenue du cancer et devant faire l’objet de mesures de prĂ©vention sur les lieux de travail. 24L’APCME et le GISCOP93 considĂšrent la maladie comme un Ă©vĂšnement sentinelle ». S’appuyant sur les travaux de sociologie et psychologie du travail mettant en Ă©vidence l’importance de l’expĂ©rience ouvriĂšre, l’une et l’autre voient le travailleur malade comme dĂ©tenteur d’un savoir indispensable pour la connaissance du travail exposĂ© et pas seulement celle de la substance en tant que telle, sachant que dans la plupart des cas les patients ne connaissent pas les cancĂ©rogĂšnes auxquels ils sont exposĂ©s. Enfin, L’APCME et GISCOP93 produisent des connaissances Ă  l’échelle locale en rĂ©fĂ©rence au contexte industriel et gĂ©ographique particulier d’une rĂ©gion PACA et Île de France. 3. Un rĂ©pertoire des activitĂ©s de travail en prĂ©sence de produits/procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes 25Selon la dĂ©finition du dictionnaire Robert, un rĂ©pertoire » se dĂ©finit comme un inventaire mĂ©thodique ». Telle a Ă©tĂ© la dĂ©marche d’analyse des donnĂ©es, engagĂ©e par BĂ©atrice Leconte, dans l’élaboration de ce rĂ©pertoire, afin que l’expĂ©rience des travailleurs atteints de cancer et celle des spĂ©cialistes Ă©tablissant les expositions Ă  partir des rĂ©cits recueillis dans l’enquĂȘte soit organisĂ©e et classĂ©e selon les secteurs d’activitĂ© Ă©conomique, mais aussi selon les activitĂ©s et en tenant compte de la dimension temporelle. Avant d’aborder la mĂ©thode d’élaboration du rĂ©pertoire, il importe de prĂ©ciser les nomenclatures de rĂ©fĂ©rence de l’analyse des activitĂ©s et le vocabulaire adoptĂ©. Nomenclatures et vocabulaire Nomenclatures des activitĂ©s 26Les nomenclatures INSEE Nomenclature d’activitĂ©s française NAF 2003 » et Professions et catĂ©gories socioprofessionnelles PCS 2003 » sont utilisĂ©es pour coder les emplois et postes de travail des patients. Il s’agit d’un outil de tri permettant le cadrage de l’analyse en rĂ©fĂ©rence aux catĂ©gories officielles des enquĂȘtes de population. 27Le rĂ©pertoire se rĂ©fĂšre Ă  la nomenclature NAF 2003 » et Familles professionnelles FAP 2003 » dans un souci d’actualisation du code afin d’ordonner le tri et le repĂ©rage des domaines d’activitĂ© Ă©conomique. Il est Ă©galement tenu compte de la rĂ©vision 2008 qui vient d’ĂȘtre mise en ligne par l’INSEE. 28Pour les postes de travail, une variable propre Ă  l’enquĂȘte est celle du libellĂ© de poste », c’est-Ă -dire la dĂ©signation que lui donne le patient interviewĂ© au plus prĂšs de ses activitĂ©s Ă  ce poste de travail. C’est cette variable qui permet de qualifier le poste de travail et non la PCS qui, elle, se rĂ©fĂšre Ă  une nomenclature construite davantage sur les notions d’emplois, mĂ©tiers et qualification plutĂŽt qu’en rĂ©fĂ©rence Ă  l’activitĂ© de travail proprement dite. 29Enfin, la rĂ©fĂ©rence au journal officiel est mise en lien pour les personnes intĂ©ressĂ©es par le code risque ». Ce dernier, utilisĂ© dans les procĂ©dures de tarification des accidents de travail AT et des maladies professionnelles MP, est un code d’activitĂ© professionnelle Ă  cinq caractĂšres. Il est affectĂ© Ă  chaque section d’établissement par la Caisse nationale d’assurance maladie CNAM. Le vocabulaire 30Dans la base GISCOP, le parcours professionnel est segmentĂ© par emploi », c’est-Ă -dire par pĂ©riode travaillĂ©e dans telle entreprise. Et durant cette pĂ©riode, le travailleur va occuper un ou plusieurs postes » correspondant Ă  sa place au sein de son entreprise, faisant lien avec des fonctions et des responsabilitĂ©s. L’activitĂ© » et les activitĂ©s » se rĂ©fĂšrent au sens donnĂ© par l’ergonomie Ă  ce terme, Ă  savoir le travail rĂ©el effectuĂ© par le travailleur. 31La prĂ©sentation de la mĂ©thode d’enquĂȘte mise en Ɠuvre par l’APCME Ă©claire aussi les choix mĂ©thodologiques du GISCOP Le SIC a projetĂ© et construit des outils procĂ©duraux qui peuvent permettre de transfĂ©rer, de la tĂȘte de l’ouvrier Ă  une carte utilisable par tous, les Ă©lĂ©ments essentiels permettant de comprendre comment le risque s’est rĂ©alisĂ© » dans la spĂ©cificitĂ© de la situation singuliĂšre oĂč il est apparu. En effet, la possibilitĂ© de voir le cas se rĂ©pĂ©ter dans d’autres contextes n’est pas Ă  rechercher par gĂ©nĂ©ralisation, mais par analogie. Hier, le mĂ©tier pouvait permettre d’accĂ©der Ă  la cause professionnelle d’une affection le cancer du ramoneur, la silicose du mineur, l’asthme du boulanger, l’eczĂ©ma du maçon, etc.. Aujourd’hui, l’évolution des technologies et des formes d’organisation du travail sous-traitance et intĂ©rim, la polyvalence des opĂ©rateurs, les progrĂšs mĂȘme de la prĂ©vention, demandent l’utilisation de catĂ©gories concrĂštes. La connaissance des postes de travail singuliers, identifiĂ©s sur le terrain », est devenue dĂ©terminante. » 32Faisant Ă©cho Ă  cette dĂ©marche, le rĂ©pertoire des activitĂ©s exposant aux cancĂ©rogĂšnes du GISCOP93 utilise autant que faire se peut la dĂ©signation des activitĂ©s de travail prĂ©sentes dans les rĂ©cits recueillis auprĂšs des patients. Afin de rĂ©pondre au mieux aux attentes des lecteurs de ce rĂ©pertoire, les intitulĂ©s des domaines et des postes de travail sont citĂ©s et donc explicites. La mĂ©thode d’élaboration du rĂ©pertoire 33Entre le 1er mars 2002 et le 1er mars 2008, 768 parcours professionnels ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s dans la base de donnĂ©e du GISCOP93. Pour chaque domaine d’activitĂ©, les rĂ©cits des patients sont analysĂ©s par postes de travail, Ă  l’aide d’un fichier Excel permettant de faire des tris en fonction de critĂšres pertinents ex. par pĂ©riode, par poste.... Les donnĂ©es qualitatives sont analysĂ©es afin de mettre en Ă©vidence une Ă©volution des postes en fonction de la pĂ©riode concernant les conditions de travail ex. expositions, protection individuelle... et les technologies utilisĂ©es, de faire un Ă©tat des lieux de la population recensĂ©e ex. femmes, quels postes..., d’établir des relations avec des changements d’organisation du travail et de la production. 34Concernant les expositions, pour chaque poste, une comparaison est faite entre les expositions aux cancĂ©rogĂšnes Ă©tablies aux dires des patients et les expositions Ă©tablies aux dires des experts. 35Pour finaliser l’étude, un Ă©tat des lieux est fait concernant la dĂ©claration et la reconnaissance en maladie professionnelle des patients ayant pu engager une procĂ©dure. Le logiciel du GISCOP93 permet de faire des tris rapides afin de repĂ©rer les patients concernĂ©s par des paramĂštres jugĂ©s pertinents pour l’étude prĂ©sence de certificat mĂ©dical initial CMI ; reconnaissance effective... 36Ces analyses donnent l’opportunitĂ© de faire la bibliographie concernant les postes de travail, mĂ©tiers, activitĂ©s citĂ©s. Les rĂ©fĂ©rences bibliographiques sont Ă©galement mentionnĂ©es. Toutes les analyses et informations rĂ©coltĂ©es sont rĂ©capitulĂ©es sur une fiche domaine » Word, un renseignement permettant pour un patient donnĂ© de faire le lien entre les analyses Word et les donnĂ©es brutes Excel. 37L’étude comporte deux dimensions. L’une, verticale, concerne les parcours relevant d’un domaine d’activitĂ© code NAF ex. les postes de l’imprimerie.... En revanche, certains postes se retrouvent dans diffĂ©rents domaines d’activitĂ© ex. postes de maintenance, entretien, nettoyage.... Par consĂ©quent, la seconde dimension de l’étude est transversale et permet alors de voir l’influence du domaine d’activitĂ© sur le poste. 7 38AprĂšs validation par les experts du GISCOP93 et mise Ă  jour des fiches, le rĂ©pertoire a Ă©tĂ© mis en ligne en janvier 20107. Il comporte 19 fiches concernant des secteurs ou domaines professionnels et 60 fiches concernant des postes de travail. Apport du rĂ©pertoire Ă  partir de l’exemple de la fiche concernant le domaine d’activitĂ© de l’imprimerie 8 39L’élaboration de la fiche concernant l’imprimerie8 a Ă©tĂ© effectuĂ©e grĂące Ă  une synthĂšse de 41 tĂ©moignages de patients atteints de cancers, concernant leur parcours professionnel. Plusieurs tableaux prĂ©sentent la synthĂšse des rĂ©sultats de l’analyse des activitĂ©s de travail et des expositions associĂ©es Liste des processus et des postes dans l’imprimerie 40Cette liste recense l’ensemble des phases du processus de production et les postes de travail selon les rĂ©cits des patients. L’analyse des parcours permet de connaĂźtre les processus de production de l’imprimerie la composition, l’impression, la finition avec la reliure et le conditionnement, le stockage, le transport, la direction associĂ©e Ă  la gestion. Chaque processus comporte plusieurs postes dont certains ont disparu comme celui de dorĂ©liste gĂ©latineur ». Les noms des postes sont ceux employĂ©s par le professionnel interviewĂ©. On note certaines diffĂ©rences d’appellation pour un mĂȘme poste ex. un ouvrier imprimeur peut ĂȘtre un brocheur ». Et cette diffĂ©rence peut ĂȘtre liĂ©e au sexe du salariĂ© ex. un ouvrier imprimeur est un rĂ©gleur » ou un massicotier » s’il s’agit d’un homme alors que pour une femme ce poste correspond Ă  contrĂŽleuse ». TrĂšs peu de personnes ont connu une Ă©volution de carriĂšre dans leur poste de travail 4/41. Évolution de l’organisation du travail dans l’imprimerie 41Sous ce titre, un tableau prĂ©sente l’évolution chronologique des activitĂ©s au fil du temps. Selon les patients, des modifications de l’organisation du travail se sont produites au cours des annĂ©es intensification, modification des conditions de travail pour la technique de la morsure » et informatisation de l’outil de travail. Des changements ou l’élimination de certains produits ont Ă©tĂ© relatĂ©s tels que le changement de la prĂ©paration des rĂ©vĂ©lateurs, le changement des produits utilisĂ©s dans les techniques de morsure », l’élimination de l’ammoniaque... 42Dans un mĂȘme poste, les activitĂ©s changent au fil du temps mais de façon inĂ©gale. Les conducteurs offset et les margeurs connaissent une diversification de la tĂąche en fonction de la chronologie. À la faveur de ces changements et du renforcement de la rĂ©glementation, l’usage de certains produits va disparaĂźtre sans que, pour autant, l’assainissement des postes de travail soit accompli. Liste des produits utilisĂ©s et exposition dans l’imprimerie 43En fonction des phases de production, des postes et activitĂ©s dĂ©crits par les patients, cette liste figurant en annexe 2 du prĂ©sent article prĂ©sente les produits utilisĂ©s dont les cancĂ©rogĂšnes, en distinguant les dires des patients et ceux des experts qui ont procĂ©dĂ© Ă  la qualification des expositions. La majoritĂ© des activitĂ©s de travail sont susceptibles d’exposer les travailleurs simultanĂ©ment Ă  de nombreux cancĂ©rogĂšnes connus depuis des dĂ©cennies. Les rĂ©cits des patients montrent l’absence d’information sur la toxicitĂ© des produits et de mesures de protection. 44Les travailleurs qualifiĂ©s, intervenant dans des activitĂ©s spĂ©cialisĂ©es, connaissent le nom des produits mais n’en connaissent pas la toxicitĂ© et encore moins les effets cancĂ©rogĂšnes diffĂ©rĂ©s dans le temps. Les travailleurs concernĂ©s par le conditionnement ou la manutention n’ont, quant Ă  eux, aucune information. Pourtant, les experts ont mis en Ă©vidence l’exposition Ă  plusieurs cancĂ©rogĂšnes. Ainsi, deux manutentionnaires atteints de mĂ©sothĂ©liome ont Ă©tĂ© reconnus en maladie professionnelle, leur exposition Ă  l’amiante dans leur activitĂ© en imprimerie, Ă©tablie par les experts, ayant Ă©tĂ© admise par la Caisse primaire d’assurance maladie CPAM dans l’examen de la demande de reconnaissance en maladie professionnelle. 45Les produits utilisĂ©s sont nombreux. Certains sont des cancĂ©rogĂšnes avĂ©rĂ©s ou suspectĂ©s. Des noms de marque sans rĂ©fĂ©rence aux composĂ©s des produits ne laissent pas connaĂźtre les toxiques qu’ils contiennent. Enfin, les procĂ©dĂ©s de l’imprimerie peuvent gĂ©nĂ©rer des cancĂ©rogĂšnes par Ă©chauffement ou production de fumĂ©e. Ces expositions ne sont repĂ©rĂ©es qu’en raison de l’expĂ©rience et du savoir des experts du GISCOP93. Des expositions Ă  la majoritĂ© des cancĂ©rogĂšnes recensĂ©s persistent jusque dans les annĂ©es 2000. Ce fait est confirmĂ© par les rĂ©sultats de l’enquĂȘte SUMER Guignon, Sandret, 2005. 46Les postes les plus exposĂ©s sont ceux de la composition, de l’impression, du pelliculage et tous ceux qui requiĂšrent une activitĂ© de nettoyage. L’activitĂ© de nettoyage Ă©quipement, machines, local est souvent exercĂ©e par les travailleurs de l’imprimerie au cours de l’activitĂ© ordinaire de travail. Aux cancĂ©rogĂšnes en suspension et ceux qui contaminent les surfaces Ă  nettoyer s’ajoutent les produits de nettoyage, notamment les solvants cf. le point 4 de la fiche imprimerie. Produits utilisĂ©s aux dires des experts dans l’imprimerie 47Cette liste prĂ©sente, pour chaque cancĂ©rogĂšne identifiĂ© par les experts, l’évolution de la rĂ©glementation, l’inscription de ce cancĂ©rogĂšne dans les listes du CIRC et de l’UE et les pĂ©riodes d’exposition Ă©tablies par les experts Ă  partir de la chronologie des faits rapportĂ©s par les patients ayant travaillĂ© dans l’imprimerie. Une comparaison peut ĂȘtre faite avec le tableau suivant qui reprend les produits utilisĂ©s selon les dires des patients. Certains produits ont Ă©tĂ© utilisĂ©s aprĂšs la date de la loi rĂ©gentant leur retrait ou leur limite d’exposition. L’utilisation de l’amiante a Ă©tĂ© interdite Ă  partir du 1er janvier 1997. Pourtant, ils ont Ă©tĂ© au contact de ce cancĂ©rogĂšne aux dires des experts jusqu’en 2003, et selon les dires des patients jusqu’en 2005. Il en est de mĂȘme pour les acides forts, le cadmium, les hydrocarbures polycycliques aromatiques HPA et les solvants chlorĂ©s. Lien entre poste et reconnaissance dans l’imprimerie 48Sur les 41 patients sur lesquels portent cette analyse, 14 ont reçu un certificat mĂ©dical initial indispensable Ă  la dĂ©claration en maladie professionnelle. Parmi eux, 8 ont fait une dĂ©claration et 5 ont Ă©tĂ© reconnus et indemnisĂ©s. Ces reconnaissances concernent les mĂ©sothĂ©liomes et cancers broncho-pulmonaires en relation avec l’amiante, les cancers broncho-pulmonaires en relation avec les hydrocarbures polycycliques aromatiques. Un tableau Lien entre poste et reconnaissance dans l’imprimerie » montre la diversitĂ© des postes de travail occupĂ©s et des expositions subies. 49Les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es dans le rĂ©pertoire, dont cet article donne un aperçu, reprĂ©sentent la mĂ©moire de toutes ces personnes qui tĂ©moignent et ont tĂ©moignĂ© de leur vĂ©cu de travailleurs. Ces donnĂ©es constituent dĂ©sormais une base documentaire spĂ©cifique en ligne concernant l’activitĂ© de travail exposĂ©e aux cancĂ©rogĂšnes, reposant sur l’expĂ©rience vĂ©cue des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel prise en compte systĂ©matique de la dimension diachronique, en rĂ©fĂ©rence au contexte de l’organisation du travail et de la production apport de l’expertise multidisciplinaire et collective. Conclusion 50Dans cet article, nous avons mis en Ă©vidence l’existence de plusieurs types de sources d’information sur l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, parmi lesquelles prend place dĂ©sormais le rĂ©pertoire des activitĂ©s de travail exposant aux cancĂ©rogĂšnes, Ă©laborĂ© et mis en ligne par le GISCOP93. Tenant compte de l’actuelle division du travail et des risques qui fait supporter aux salariĂ©s des entreprises sous-traitantes et aux travailleurs temporaires l’essentiel des tĂąches dangereuses, ce rĂ©pertoire des activitĂ©s exposant aux cancĂ©rogĂšnes constitue un outil d’information susceptible d’ĂȘtre utilisĂ© par les acteurs de prĂ©vention mĂ©decins du travail, inspecteurs du travail, mais aussi en formation de dĂ©lĂ©guĂ©s CHSCT, voire dans le cadre de la formation professionnelle initiale ou continue. Il permet la mise en visibilitĂ© de la poly-exposition aux cancĂ©rogĂšnes sur le lieu de travail, la persistance des expositions professionnelles aux cancĂ©rogĂšnes dans les pĂ©riodes actuelles et surtout de montrer comment l’exposition ne peut se comprendre indĂ©pendamment de l’activitĂ© de travail dans laquelle elle s’inscrit. 51La dĂ©marche engagĂ©e par le GISCOP93 comporte les limites inhĂ©rentes Ă  la mĂ©thode rĂ©trospective en l’absence de mĂ©moire institutionnelle des expositions. En effet, comme le souligne un rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales IGAS, il n’y a pas de rĂ©fĂ©rence possible Ă  une traçabilitĂ© » concrĂšte archivĂ©e de l’exposition aux cancĂ©rogĂšnes dans l’activitĂ© de travail, ni dans les entreprises, ni dans les institutions de prĂ©vention telles que la mĂ©decine du travail, l’inspection du travail ou les organismes d’assurance-maladie Lejeune, 2008. Pourtant, depuis 1945, des textes de lois ainsi que de nombreux dĂ©crets et circulaires ont Ă©laborĂ© tout un ensemble de documents que l’employeur et/ou le mĂ©decin du travail devrait fournir Ă  l’administration et archiver. Il s’agit notamment des fiches individuelles d’exposition, du document unique d’évaluation des risques, de la fiche d’entreprise du mĂ©decin du travail, de l’attestation d’exposition dĂ©livrĂ©e aux salariĂ©s exposĂ©s Ă  des cancĂ©rogĂšnes, dĂ©claration par les employeurs, auprĂšs des caisses d’assurance-maladie, des produits et procĂ©dĂ©s susceptibles de provoquer des maladies professionnelles ThĂ©baud-Mony et coll., 2009. Ces documents pourraient constituer la source d’informations prĂ©cises et actualisĂ©es pour organiser la prĂ©vention, le suivi mĂ©dical des travailleurs exposĂ©s et la reconnaissance en maladie professionnelle de ceux qui sont ensuite atteints de cancer. 52Les donnĂ©es du rĂ©pertoire Ă©tabli par le GISCOP93 et celles de l’APCME qui, les unes et les autres, font Ă©cho aux donnĂ©es de l’enquĂȘte SUMER Guignon, Sandret, 2005 montrent la gravitĂ© de la situation. D’oĂč l’urgence d’une vigilance active sur les lieux de travail concernant l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes et la mise Ă  disposition d’une vĂ©ritable information aux premiers concernĂ©s, les travailleurs et leurs reprĂ©sentants. C’est ce que soulignent les chercheurs du dĂ©partement santĂ©-sĂ©curitĂ© de l’Institut syndical europĂ©en pour la recherche, la formation et la santĂ©-sĂ©curitĂ© Mangeot et coll., 2007. Cette information ne peut ĂȘtre seulement prescriptive, en rĂ©fĂ©rence Ă  des normes. Elle doit surtout pouvoir s’appuyer sur la connaissance des activitĂ©s contaminĂ©es par les cancĂ©rogĂšnes et des moyens Ă  mettre en oeuvre pour faire cesser cette contamination. La dĂ©marche engagĂ©e par le GISCOP depuis huit ans vise Ă  combler, au moins partiellement, l’angle mort de la connaissance de l’histoire du travail vivant exposĂ© aux cancĂ©rogĂšnes. L’expĂ©rience des salariĂ©s dĂ©jĂ  atteints de cancer est lĂ  pour montrer l’urgence de la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies de prĂ©vention tenant compte de l’inscription des expositions dans l’évolution des techniques et des organisations. Les expositions d’aujourd’hui sont la genĂšse des cancers de demain. Le comitĂ© d'orientation et de dialogue CODPourquoi un comitĂ© d’orientation et de dialogue ?DĂšs sa crĂ©ation, SantĂ© publique France s’est engagĂ©e dans une dĂ©marche d’ouverture et de dialogue avec la sociĂ©tĂ© visant Ă  Être Ă  l’écoute de l’ensemble des parties prenantes de son environnement pour mieux anticiper, comprendre et prendre en compte leurs besoins et leurs attentes ;Ajuster en consĂ©quence sa stratĂ©gie et ses orientations programmatiques ;Prendre en compte ces attentes dans l’exĂ©cution de ses missions par ses programmes et projets avec une attention particuliĂšre Ă  ce qui relĂšve de la charte de l’expertise sanitaire ;Inscrire son action dans la dynamique d’évolution de son environnement et rĂ©duire le risque de mĂ©connaĂźtre ou mĂ©sestimer les prĂ©occupations ou savoirs propres des parties prenantes en matiĂšre de santĂ© publique et vis-Ă -vis de l’agence maĂźtrise des risques ;Être en capacitĂ© de recueillir, en particulier par des auditions, les donnĂ©es et informations, dĂ©tenues par les parties prenantes dans le cadre de la production d’avis et de recommandations cf. charte de l’expertise.C’est pourquoi le rapport de prĂ©figuration a proposĂ© de crĂ©er un nouveau comitĂ© intitulĂ© ComitĂ© d’orientation et de dialogue COD », dans la suite des rĂ©flexions menĂ©es par le comitĂ© d’éthique et de dĂ©ontologie de l’InVS 2012 - 2016.Cette nouvelle instance est ainsi devenue la 4Ăšme instance de gouvernance de l’agence, aux cĂŽtĂ©s du Conseil d’administration, du Conseil scientifique et du ComitĂ© d’éthique et de du ComitĂ© d'orientation et de dialogueAfficherMasquerComme dĂ©fini dans l’ordonnance n° 2016-462 du 14 avril 2016 portant crĂ©ation de SantĂ© publique France Art. L. 1413-11, un ComitĂ© d’orientation et de dialogue » est mentionnĂ© Ă  l’article R. missions du ComitĂ© d’orientation et de dialogue » COD sont prĂ©cisĂ©es dans le dĂ©cret n° 2016-523 du 27 avril 20161 Contribuer Ă  la qualitĂ© et Ă  la pertinence des actions de l’agence en lui apportant sa vision des problĂ©matiques actuelles et futures de la santĂ© publique et des questions de sociĂ©tĂ© qu’elles posent ;Proposer des prioritĂ©s dans les domaines d’activitĂ© de l’agence et des orientations pour son programme annuel de travail ;Contribuer Ă  l’amĂ©lioration des modalitĂ©s de communication de l’agence, notamment en situation de crise sanitaire dans le cadre des orientations dĂ©finies par le ministĂšre chargĂ© de la santĂ©, et des conditions de diffusion des connaissances en santĂ© publique auprĂšs des diffĂ©rentes composantes de la population ;Permettre Ă  l’agence de contribuer aux dĂ©bats publics sur les questions de santĂ© publique, notamment en prĂ©sentant les connaissances scientifiques disponibles, et le cas Ă©chĂ©ant, le contexte d’incertitude scientifique dans lequel les dĂ©cisions sanitaires doivent ĂȘtre instances d’ouverture Ă  la sociĂ©tĂ© dans le secteur de la santĂ©La commission nationale de santĂ© CNSLe Groupement des associations de malades Gram / INSERMLe ComitĂ© de dĂ©mocratie sanitaire / InCALe ComitĂ© d’orientation des recherches COR / IRSN1 Art. R. 1413-26 du 27 avril 2016 relatif Ă  la crĂ©ation de l’Agence nationale de santĂ© du ComitĂ© d'orientation et de dialogueAfficherMasquerSelon l’article du dĂ©cret, le ComitĂ© comporte au moins 10 et au plus 20 membres. Le nombre de ses membres est fixĂ© dans ces limites par le Conseil d’administration. Les fonctions de membre du COD sont incompatibles avec l’appartenance Ă  une autre instance de l’agence, avec toute relation contractuelle avec elle, et sont soumises Ă  la totalitĂ© des obligations dĂ©ontologiques applicables Ă  l’ membres sont nommĂ©s pour une durĂ©e de 4 ans, renouvelable une fois, par dĂ©cision du prĂ©sident du Conseil d’administration aprĂšs approbation de la liste des membres par le Conseil d’administration, parmi des personnalitĂ©s reconnues pour leurs connaissances et expĂ©riences dans les domaines de compĂ©tence de l’agence, et aprĂšs examen de leurs liens d’intĂ©rĂȘts, au sens des dispositions de l’article La participation des membres vise Ă  servir l’intĂ©rĂȘt candidats ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s suite Ă  un appel Ă  candidatures. Les membres ont Ă©tĂ© recrutĂ©s intuitu personae, sur la base de leurs compĂ©tences et de leur expĂ©rience du COD 2020-2024Pour cette 2Ăšme mandature du comitĂ© d’orientation et de dialogue 2020-2024, 8 femmes et 8 hommes ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s aprĂšs appel Ă  candidature, dont 4 candidats du prĂ©cĂ©dent mandat. Ces personnes sont issues de l’ensemble du territoire 15 de MĂ©tropole et 1 de Guyane et ont les caractĂ©ristiques suivantes Milieux professionnelles associatifs, collectivitĂ©s territoriales mairie, communautĂ© d’agglomĂ©ration, libĂ©ral, Ă©ducation nationale, gĂ©rant, rĂ©dactions media France 2 et France 3, associatifs, CHU, conseil rĂ©gional, CRES, GPS, consultant, AssemblĂ©e NationaleCompĂ©tences santĂ© publique, prĂ©vention, promotion de la santĂ©, Ă©ducation pour la santĂ©, sociologie, psychologie, ingĂ©nierie pĂ©dagogique, formation, numĂ©rique en santĂ©, santĂ©-environnement, urgence sanitaire et crises, infectiologie hospitaliĂšre, mĂ©decine gĂ©nĂ©rale, information, grand publique/patient/pro de santĂ©, communication, journalisme, fake news, vulgarisation scientifique, mĂ©diation scientifique, sciences sociĂ©tĂ©, transfert de connaissance, vulnĂ©rabilitĂ© juillet 2022Charline BARGHANE, Pierre BENOIT, Annabel DESGREES DU LOU, Mathilde DESSAUX, Blandine ESQUERRE, Pierrik FOSTIER, Solange MENIVAL, GuenaĂ«l RODIER, Marie-Pierre SAMITIER, BenoĂźt SAUGERON, Eric novembre 2021Charline BARGHANE, Pierre BENOIT, Annabel DESGREES DU LOU, Mathilde DESSAUX, Blandine ESQUERRE, Pierrik FOSTIER, StĂ©phane KORSIA, Thomas LAURENCEAU, Maud LEGUISTIN, Solange MENIVAL, Nathan PEIFFER-SMADJA, GuenaĂ«l RODIER, Marie-Pierre SAMITIER, BenoĂźt SAUGERON, Eric novembre 2020Charline BARGHANE, Pierre BENOIT, Marie-HĂ©lĂšne DE CAMPO, Annabel DESGREES DU LOU, Mathilde DESSAUX, Blandine ESQUERRE, Pierrik FOSTIER, Solange MENIVAL, Nathan PEIFFER-SMADJA, GuenaĂ«l RODIER, Marie-Pierre SAMITIER, BenoĂźt SAUGERON, Eric les biographies Mandature du COD 2016-2020Le Conseil d’administration a nommĂ© les membres du COD par dĂ©libĂ©ration n° 2016-20, lors de sa sĂ©ance du 14 dĂ©cembre 2016. Vingt candidats ont Ă©tĂ© nommĂ©s en Alberti, Bernard Basset, SĂ©golĂšne Baelde, Danielle Cousein Hiebel, StĂ©phane Delaunay, StĂ©phane Desmichelle, Blandine Esquerre, Pierrik Fostier, Caroline GĂ©naux, Nathalie Gelbert Baudino, Angelika Gross, Thomas Laurenceau, Nadine Lebon Salles, Lénaïk Porrot, Gilles Laurent Rayssac, Marie-Pierre Samitier, Didier Seyler, Françoise Tenenbaum, Dominique savoir plus DĂ©clarations publique d'intĂ©rĂȘtsGouvernance de SantĂ© publique France nomination et Ă©lection des prĂ©sident de trois instances et d'une dĂ©ontologue communiquĂ© de presse du 16/05/2017Fonctionnement du ComitĂ© d'orientation et de dialogueAfficherMasquerMandature 2016-2020Gilles-Laurent Rayssac, prĂ©sident du ComitĂ© d'orientation et de dialogue avec la sociĂ©tĂ©Quelles ont Ă©tĂ© les prioritĂ©s du COD en 2017 ?L’enjeu de cette premiĂšre annĂ©e Ă©tait d’installer et de lĂ©gitimer notre comité nous nous devions de dĂ©montrer que le lĂ©gislateur et ceux qui l’ont inspiré ont eu raison de faire le pari d’une instance de gouvernance citoyenne qui contribue au dĂ©veloppement des dĂ©bats publics et des rĂ©flexions collectives sur les problĂ©matiques de santé» au sein de Santé publique France. DĂšs notre arrivĂ©e, nous avons été sollicitĂ©s par les Ă©quipes sur la nutrition et l’activitĂ©Ì physique, sur les mesures barriĂšres contre la grippe et sur l’ vos travaux s'articulent avec ceux de SantĂ© publique France ?Soit nous rĂ©pondons à des demandes provenant des Ă©quipes, soit nous nous auto-saisissons de questions qu’il nous semble important d’aborder. De façon gĂ©nĂ©rale, nous considĂ©rons que notre rĂŽle est d’orienter les travaux de Santé publique France en organisant un dialogue entre l’agence et la sociĂ©tĂ©Ì civile dont le COD assure le relai. Au sein de Santé publique France, nous exprimons une parole autonome; notre crĂ©dibilitĂ©Ì repose sur la qualitĂ©Ì de nos recommandations et sur notre capacitĂ©Ì à transmettre ce que nous percevons de la demande sociale en matiĂšre de santé, y compris de santé sont vos perspectives pour l'annĂ©e Ă  venir ?Nous allons travailler cette annĂ©e à la mise au point d’une mesure que nous avons proposĂ©e à Santé publique France et qui a été inscrite dans son programme de travail il s’agit de dĂ©finir les contours d’une concertation citoyenne sur la question de la nutrition d’une part et d’autre part de prĂ©parer le lancement de projets pilotes avec la sociĂ©tĂ©Ì civile sur le mĂȘme thĂšme. Nous allons aussi, au cours de 2018, nous attacher à mettre au point un programme de travail pluriannuel qui prendra en compte les inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales de membres du COD se rĂ©unissent en mode plĂ©nier, sous la prĂ©sidence de Gilles-Laurent Rayssac. Ces sĂ©ances permettent aux membres d’apprĂ©hender l’activitĂ© et les programmes de l’agence, de dialoguer avec les Ă©quipesLes membres se rĂ©unissent aussi en sous-groupes, suite Ă  une saisine de l’agence ou par auto-saisine. Le comitĂ© Ă©change et dialogue avec les Ă©quipes de l’agence. Le rĂ©sultat de ce dialogue donne lieu Ă  des suggestions et des orientations pour l’agence, regroupĂ©es au sein d’une note d’orientation et de dialogue » NOD qui est prĂ©sentĂ©e au Conseil d’administration de SantĂ© publique COD de se substituer au travail technique de l’agence son rĂŽle est de suggĂ©rer des orientations aux Ă©quipes, Ă  partir de sa propre vision, conformĂ©ment Ă  ses du ComitĂ© d’orientation et de dialogueAfficherMasquerMandature 2020-2024En 2021, le COD s'est rĂ©uni Ă  plusieurs reprises 9 dĂ©cembre 20214 novembre 202117 mars 20211er juin 20211er juillet 202116 septembre 2021Mandature 2016-2020Les plĂ©niĂšres du CODEn 2017, le COD s’est rĂ©uni Ă  5 reprises en plĂ©niĂšre 27 janvier 201728 mars 20171er juin 20176 octobre 201713 novembre 2017En 2018, le COD s’est rĂ©uni Ă  5 reprises en plĂ©niĂšre 12 fĂ©vrier 20183 avril 20181er juin 20184 octobre 201828 novembre 2018En 2019, le COD s'est rĂ©uni Ă  4 reprises en plĂ©niĂšre 11 fĂ©vrier 20192 avril 20194 octobre 20194 dĂ©cembre 2019En 2020, le COD s'est rĂ©uni Ă  9 reprises en plĂ©niĂšre et par visioconfĂ©rence 3 fĂ©vrier 202031 mars 202030 avril 202029 mai 202029 juin 202022 juillet 202017 septembre 202014 octobre 202010 dĂ©cembre 2020Les groupes de travail du CODTrois groupes ont rĂ©pondu aux questions posĂ©es par SantĂ© publique France Nutrition et activitĂ© physique et sociĂ©tĂ© civile implication des consommateurs et parties prenantes / alimentation et santĂ©La question posĂ©e Ă©tait la suivante Comment intĂ©grer les consommateurs au centre du dĂ©bat en tant qu’acteurs des politiques publiques relatives Ă  l’alimentation et la santĂ©, dĂ©bat jusqu’ici rĂ©servĂ© aux experts de santĂ© publique et aux dĂ©fenseurs des libertĂ©s individuelles l’agro-alimentaire ? » Comment la sociĂ©tĂ© civile pourrait-elle faire levier pour rendre les environnements plus favorables Ă  la santĂ©, pour peser sur la mise en place de mesures rĂ©glementaires relatives Ă  l’alimentation mais aussi pour favoriser l’activitĂ© physique, si elle juge ces mesures acceptables ? »La rĂ©ponse a pris la forme d’une note d’orientation et de dialogue NOD Comment associer la sociĂ©tĂ© civile Ă  la politique nutritionnelle ?Note 1 - novembre 2017 Note 2 - novembre 2018Grippe et acceptabilitĂ© des mesures barriĂšresLa question posĂ©e Ă©tait la suivante Pour limiter la transmission de la grippe, en plus du lavage des mains et de se couvrir la bouche et le nez, la promotion du masque et l'incitation Ă  la limitation des contacts dĂšs les premiers symptĂŽmes vous sembleraient-elles des mesures acceptables ? »La rĂ©ponse a pris la forme d’une note d’orientation et de dialogue NOD Promotion du masque et incitation Ă  la limitation des contacts dĂšs les premiers symptĂŽmes de grippe des mesures acceptables pour la sociĂ©tĂ© civile pour limiter la transmission ? avril 2018.AcceptabilitĂ© sociale et discours sur l’alcoolLa question posĂ©e Ă©tait la suivante Comment la notion de risque acceptable » peut-elle constituer un levier pour rĂ©concilier » les discours aujourd’hui divergents des diffĂ©rents acteurs publics et privĂ©s intĂ©rĂȘts Ă©conomiques, agricoles, sanitaires
 et favoriser l’appropriation par la sociĂ©tĂ© civile et les consommateurs d’un discours harmonisĂ©, cohĂ©rent et consensuel, visant Ă  rĂ©duire la consommation d’alcool en France ? ». Cette question Ă©tait issue du rapport d’experts produit sur ce rĂ©ponse a pris la forme d’une note d’orientation et de dialogue NOD AcceptabilitĂ© sociale des repĂšres alcool novembre 2017Un groupe s’est saisi du sujet sur la PĂ©dagogie de la vaccination », suite Ă  l’annonce par la ministre de l’obligation vaccinale qui passait de 3 Ă  11 vaccins chez les nourrissons. Le COD alors pris la dĂ©cision de s’autosaisir sur ce sujet de sociĂ©tĂ© afin d’éclairer SantĂ© publique France sur la maniĂšre la plus pertinente de conduire des actions pĂ©dagogiques et scientifiques, sur le terrain et sur les rĂ©seaux sociaux, sur le thĂšme des vaccinations ».PrĂ©vention en santĂ© mentale et en psychiatrieLa question posĂ©e Ă©tait la suivante "Comment SantĂ© publique France peut s’engager davantage en faveur de la prĂ©vention en santĂ© mentale et en psychiatrie, en tenant compte de tous les acteurs concernĂ©s, dont les usagers et leurs proches ? Comment crĂ©er une coalition » dynamique sur le sujet de la santĂ© mentale ?" La rĂ©ponse a pris la forme d’une note d’orientation et de dialogue NOD PrĂ©vention en santĂ© mentale et en psychiatrie fĂ©vrier 2020Confiance et crise sanitaireLa question posĂ©e Ă©tait la suivante "En quoi dĂ©velopper la confiance est un enjeu majeur dans la communication de SantĂ© publique France lors d’une crise sanitaire ?"La rĂ©ponse a pris la forme d’une note d’orientation et de dialogue NOD Confiance et crise sanitaire septembre 2020La participation du COD Ă  des Ă©vĂ©nementsParticipation du COD aux Rencontres de SantĂ© publique France2017 atelier La concertation avec les parties prenantes une ressource pour la santĂ© publique ? »2018 plĂ©niĂšre Les approches participatives en santĂ© publique »Participation du prĂ©sident du COD Ă  une table ronde Ă  l’occasion des 20 ans du PSAS programme de surveillance air et santĂ© de SantĂ© publique FranceRencontre avec le Conseil scientifique de SantĂ© publique France en juin 2018.

comité d organisation des expositions du travail